Semaine de l’horreur: les images qui effraient

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On croit, à tort, qu’il n’est pas possible d’avoir peur en lisant une BD. L’œil en verrait trop pour que la surprise puisse survenir et nous effrayer. C’est mal connaître la production BD actuelle, qui a plus à offrir du côté horrifique qu’on ne pourrait l’imaginer. Voici trois BD horrifiques totalement différentes mais toutes glaçantes.

Joe Hill, prodigieux « fils de » sur le point de dépasser son père, le « King » du genre, touche autant au roman qu’aux comics. Il nous livre, en (bonne) compagnie de Gabriel Rodriguez et de ses dessins aigus et pénétrants, une œuvre déjà devenue culte dans le milieu avec la série des « Locke & Key » (en 6 tomes). Une famille endeuillée suite au meurtre du père par deux de ses étudiants part vivre dans la maison d’enfance du défunt. Alors que la mère sombre dans l’alcool, ses trois enfants sont livrés à eux-mêmes et explorent l’étrange demeure. Ils y découvrent des clés aux étranges pouvoirs. Et vont rentrer dans un piège dangereux qui les dépasse et les menace…

Emily Carroll, jeune auteur canadienne, a reçu de nombreux prix prestigieux pour « Dans les bois », recueil de contes horrifiques qui s’empare du médium pour exploiter au maximum son potentiel effrayant. La mise en scène de ses histoires arrivera à créer aussi bien malaise que surprise soudaine devant une scène qu’on n’attendait pas. Nous y suivront un enfant témoignant de la possession d’un adulte de son entourage ou encore des jeunes filles qui disparaissent dans les bois…

La dernière BD n’est pas à proprement parler une histoire d’horreur. La tendresse et la délicatesse qui s’en dégagent ont tendance à la faire sortir de ce genre. Mais ce serait oublier le côté de plus en plus glauque d’un récit parlant d’un jeune homme qui ira vendre les chats de son oncle ayant dévoré ce dernier après son décès à un étrange collectionneur fasciné par les objets liés à des morts et meurtres.  le « Murderabilia » d’Alvaro Ortiz est une histoire déstabilisante et attachante à la fois, qui témoigne de la complexité de notre rapport à la mort.

L’horreur en BD est une expérience différente de celle en livre ou en film et ce serait dommage de passer à côté de quelques frissons de qualité parce qu’on croit le genre non adapté à cette forme d’art…

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