Semaine de l’horreur : aux frontières de l’étrange…

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Pour terminer cette semaine de l’horreur, parlons de livres étranges dont la forme concourt autant que le fond à nous mettre mal à l’aise et à nous faire frisonner…

Commençons par le cultissime « La Maison des feuilles » de Mark Z. Danielewski, roman absolument incroyable qui ne ressemble à rien de ce que vous avez déjà lu (croyez-moi). Son récit se construit sur trois niveaux: une description factuelle d’un documentaire sur une étrange maison et son exploration, les annotations de celui qui a écrit cette description ainsi que les commentaires d’un autre personnage qui a retrouvé le manuscrit et qui le parcourt alors que sa vie est en train de sombrer. Ces trois niveaux différents sont identifiables visuellement et prennent vie sous nos yeux grâce à une recherche graphique étonnante qui amènera le lecteur à tourner l’objet-livre dans tous les sens pour pouvoir le lire comme il faut…

Le second livre dont nous parlerons a en commun avec le premier d’avoir été traduit par Claro, auteur/traducteur/éditeur qui a l’art de dénicher les perles étranges qui mettent mal à l’aise. « La Maison des Epreuves » de Jason Hrivnak se découpe en deux parties. Dans la première, l’auteur raconte l’exégèse de son manuscrit. Dans la seconde, nous rentrons directement dans la série « d’épreuves » qui, petit à petit, se colorent de sens quand on pense à la manière dont elles ont été créées. Le tout est bizarre, l’expérience de lecture est déroutante mais inoubliable.

Le dernier roman, « Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde » de Steven Hall, est un peu plus « classique » que les autres dans sa structure mais reste quand même un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié). Il parle d’un homme qui a perdu la mémoire. A la recherche de son passé perdu, celui-ci découvre que son amnésie a une source assez surprenante et se retrouve à lutter contre un requin « conceptuel » qui le pourchasse et se nourrit de ses souvenirs…

Ces trois livres peuvent intimider de prime abord mais méritent amplement la gymnastique de lecture nécessaire pour s’accoutumer à leur spécificité. Ce sont trois récits qui resteront avec moi car ils m’ont fait vivre quelque chose de différent, d’intense et de perturbant.

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