Coups de cœur « arc-en-ciel » 2018 des bibliothécaires : Amatka, Karin Tidbeck

LGBT 2018 5 Amatka

De quoi ça parle?

Une fable politique, dans la lignée de 1984, sur le contrôle social, la peur du changement et la plus insensée des révolutions.

« Bienvenue à Amatka… où chacun joue un rôle, où le langage possède d’étranges propriétés et où rien – pas même la texture de la réalité – ne peut être garanti.»

Ainsi se présente Amatka, cette austère colonie antarctique aux ambiances post-soviétiques. Amatka, lieu interdit à la dissidence et aux sentiments, espace exigu où la liberté niche dans les recoins obscurs du langage, est une communauté heureuse mais totalement figée. Lorsque Vanja, une « assistante d’information », est envoyée en mission là-bas pour y collecter de l’intelligence à des fins gouvernementales, elle comprend rapidement que son séjour qu’elle prévoyait expéditif sera moins routinier qu’envisagé. Et pour cause, le point de bascule n’est jamais très loin dans cette colonie d’hiver, de sorte que Vanja sera amenée à enquêter parmi les ombres d’Amatka, celles qui revendiquent l’insurrection…

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Pourquoi on aime?

Les premières pages d’Amatka semblent arides. On se retrouve dans un univers inconnu, étrange, très spartiate et dans lequel il faut nommer les objets pour une raison qu’on ne connaît pas (encore). Puis peu à peu on s’habitue à cet univers et la réflexion peut naître.

L’auteur nous présente un monde égalitariste, chacun est traité de la même manière et a les mêmes chances de trouver du travail. Il n’y a pas de chômage. Ce n’est pas tout. L’amour est libre, sans contraintes. Pas de classes sociales non plus, pas de rejet, pas de pauvreté, tout le monde est à la même enseigne. Mais. parce qu’il y a un « mais ». Nous sommes dans une société semblant être sans plaisirs. Il y a des bibliothèques, quelques livres, mais qui rassemblent surtout le savoir. La poésie existe mais c’est tout. Pas de peinture, ni de sculpture, de romans ou de films. Peu de loisirs. La vie est « mécanique ». Pas de gastronomie non plus, toute la nourriture dérive des champignons qu’on cultive. Et on ne peut pas être bizarre, il faut respecter les règles. Dès lors, ce monde qui aurait pu être idéal ressemble de plus en plus à une prison étouffante.

Amatka propose ainsi un univers oppressant qui pose de bonnes questions et ose nous installer dans une zone de gris où les réponses ne sont pas si évidentes. C’est pour cela qu’on l’a autant apprécié.

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On en parle aussi chez Unwalkers, Charybde 27Des livres et les mots et sur la Noosfère.

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journée lutte contre homophobie

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