Bibliothécaire d’un soir #8: les choix d’Emmanuel Requette

Les « Bibliothécaire d’un soir » continuent en 2019, même si on les poste trèèèès en retard! Pour la huitième rencontre, vendredi 3 mai 2019, c’est Emmanuel Requette, qui dirige la libraire Ptyx et les éditions Vies parallèles qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés.

2019 05 03 Emmanuel Requette 02

Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. Vous pouvez retrouver le podcast sur Audioville ici.
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– « Désirer, désobéir, ce qui nous soulève 1 » de Georges Didi-Huberman

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 » Nous avions beaucoup enduré et puis, un jour, nous nous sommes dit que cela ne pouvait plus durer. Nous avions trop longtemps baissé les bras. A nouveau cependant ― comme nous avions pu le faire à l’occasion, comme d’autres si souvent l’avaient fait avant nous ― nous élevons nos bras au-dessus de nos épaules encore fourbies par l’aliénation, courbées par la douleur, par l’injustice, par l’accablement qui régnaient jusque-là. C’est alors que nous nous relevons : nous projetons nos bras en l’air, en avant. Nous relevons la tête. Nous retrouvons la libre puissance de regarder en face. Nous ouvrons, nous rouvrons la bouche. Nous crions, nous chantons notre désir. Avec nos amis nous discutons de comment faire, nous réfléchissons, nous imaginons, nous avançons, nous agissons, nous inventons. Nous nous sommes soulevés.  » Ce livre est un essai de phénoménologie et d’anthropologie ― voire une poétique ― des gestes de soulèvement. Il interroge les corps avec la psyché à travers le lien profond, paradoxal, dialectique, qui s’instaure entre le désir et la mémoire. Comme il y a  » ce qui nous regarde  » par-delà  » ce que nous croyons voir  » ; il y aurait peut-être  » ce qui nous soulève  » par-delà  » ce que nous croyons être « . C’est une question posée en amont ― ou en dedans ― de nos opinions ou actions partisanes : question posée, donc, aux gestes et aux imaginations politiques. Question posée à la puissance de se soulever, même lorsque le pouvoir n’est pas en vue. Cette puissance est indestructible comme le désir lui-même. C’est une puissance de désobéir. Elle est si inventive qu’elle mérite une attention tout à la fois précise (parce que le singulier, en l’espèce, nous dit plus que l’universel) et erratique (parce que les soulèvements surgissent en des temps, en des lieux et à des échelles où on ne les attendait pas).

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

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– « La Mort par les plantes” de Helmut Eisendle

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La Mort par les plantes, en 33 fiches pratiques et magnifiquement illustrées, vous apprend tout ce qu’il faut savoir sur les plantes toxiques. Noms, propriétés, effets, dose minimale, dose létale, voie d’administration, étude d’un cas réel : vous n’ignorerez plus rien des façons variées de faire souffrir et d’assassiner grâce aux plantes. Vous êtes faible. Vous êtes sans arme. Vous désirez vous débarrasser définitivement, à peu de frais et en toute sécurité, d’un raseur prétentieux, d’une mère possessive, d’un enfant tyrannique, d’un époux violent, d’un patron imbu, d’un politicien influent ou d’un membre des forces de l’ordre : ce livre est un outil indispensable. La Mort par les plantes, c’est le meurtre –et donc le pouvoir – à portée de tous.

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

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–  « Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir », collectif

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Le 29 mars 2013, un arrêté signé du maire de Ris-Orangis met en demeure les habitants du bidonville dit « de la Nationale 7 » de quitter les lieux. Trois jours plus tard, les forces de polices, accompagnées de pelleteuses, détruisent les habitations et dispersent leurs occupants. C’est à l’examen méticuleux et à la « traduction » de l’arrêté municipal que se livrent les écrivains, philosophes, architectes et juristes dont les textes sont ici réunis, à l’invitation de Sébastien Thiéry, directeur du Pôle d’exploration des ressources urbaines (PEROU).

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

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– « Le Labyrinthe magique » de Max Aub

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Le roman débute sur l’image symbolique d’un taureau de feu. Dans cette fête populaire, l’animal court toute la nuit dans les rues préalablement closes ; pris dans un labyrinthe, il n’en sortira pas vivant : à l’aube, au bord de l’agonie, il sera achevé par la foule. Le taureau est l’image de l’Espagne et le labyrinthe est celui inexorable du drame de la Guerre civile, symbole de l’enfermement infernal dans lequel se déroule cette tragédie.

Le personnage central de cette première partie est Rafael López Serrador, un homme du peuple que l’on suit au cours des années vingt, de la chute de la monarchie à l’avènement de la IIe République jusqu’au déclenchement de la Guerre civile, le 18 juillet 1936.

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

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