Semaine #BlackLivesMatter: romans de SFFF

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Pour terminer cette semaine consacrée aux auteurs noirs dans le cadre de #BlackLivesMatter, nous avons voulu nous pencher sur la SFFF (c’est-à-dire la science-fiction, le fantastique et la fantasy), tout simplement parce que Sophie est très cliente de la chose et a voulu mettre en avant des titres qui lui ont beaucoup plu dernièrement (plus un qu’elle n’a pas encore lu mais qui a eu beaucoup de succès, au point que ce représentant de l’afrofuturisme va peut-être bientôt être adapté par HBO – quand une trilogie de l’autrice dont il sera question est elle-même adaptée en série par Hulu pour l’instant). Et dans ces romans de SFFF, nous allons mettre en évidence « Lincivilité des fantômes » de Rivers Solomon.

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L’incivilité des fantômes, Rivers Solomon

De quoi ça parle?

Aster est une jeune femme que son caractère bien trempé expose à l’hostilité des autres. Son monde est dur et cruel. Pourtant, elle se bat, existe, et aide autant qu’elle le peut, avec son intelligence peu commune, ceux et celles qu’elle peut aider. Mais un jour, un type la prend en grippe. Et Aster comprend qu’elle ne peut plus raser les murs, et qu’il lui faut se tenir grande. Sa rébellion est d’autant plus spectaculaire qu’elle est noire, dans un vaisseau spatial qui emmène les derniers survivants de l’humanité vers un éventuel Eden, un vaisseau où les riches blancs ont réduit en esclavage les personnes de couleur. Un premier roman qui prend pour prétexte la science-fiction pour inventer un microcosme de l’Amérique, et de tous les maux qui la hantent, tels des fantômes.

Pourquoi ce livre?

« L’incivilité des fantômes » est un roman très facile à lire et à aimer qui emporte tout de suite. On y suit un personnage fort, décidé, épris de justice et d’une curiosité qui l’emmènera dans des aventures intrigantes. Avec, en sus, une critique politique et sociétale des plus savoureuses.

C’est un roman qui pourra déjà plaire aux ados et qui ravira les adultes cherchant un divertissement intelligent qui fait voyager (dans l’espace) tout en amenant à réfléchir au monde qui nous entoure. Que demander de plus?

 

Nous vous conseillons aussi:

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Lumières noires, N.K. Jemisin

À La Nouvelle-Orléans, des dragons hantent les rues inondées après le passage de Katrina ; dans les États esclavagistes du Sud, une mère noire tente de sauver sa fille d’impossibles promesses ; tandis que, dans cette autre réalité, les monstres et les héros créés par l’humanité survivent à la mort de celle-ci, mais pour combien de temps encore, et dans quel but ?
Recueil de nouvelles sombres et engagées, Lumières noires donne à voir notre société contemporaine à travers le prisme d’une myriade de miroirs déformants mais terriblement réels.

 

Les meurtres de Molly Southbourne, Tade Thompson

Molly est frappée par la pire des malédictions. Aussi les règles sont-elles simples, et ses parents les lui assènent depuis son plus jeune âge.
Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi.
Ne saigne pas.
Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent.
Si tu trouves un trou, va chercher tes parents.

Molly se les récite souvent. Quand elle s’ennuie, elle se surprend à les répéter sans l’avoir voulu… Et si elle ignore d’où lui vient cette terrible affliction, elle n’en connaît en revanche que trop le prix. Celui du sang.

 

Moi, Peter Pan, Michael Roch

Au Pays Imaginaire, les enfants perdus ont la tête pleine de poux et le ventre fourmillant d’angoisse. Peter, Comte des grimaces et des jeux de Gros-mots, répand sa parole philosophique pour rassurer sa tribu, mais lui aussi est rongé par la tristesse et les doutes depuis le départ de Wendy. Seul face à lui-même, il va devoir affronter sa peur de grandir.

Moi, Peter Pan est un roman contemplatif, onirique et d’une poésie saisissante à lire en empruntant le chemin vers la deuxième étoile à droite avant de filer tout droit jusqu’au matin…

 

Qui a peur de la mort, Nnedi Okorafor

// Prix Lucioles Imaginaire 2017 \\
// World Fantasy Award \\
// Prix Imaginales\\

Dans une Afrique post-apocalyptique, la guerre continue de faire rage. Enfant du viol, rejetée par les siens du fait de sa peau et ses cheveux couleur de sable, Onyesonwu porte en elle autant de colère que d’espoir. Seule sa mère ne semble pas étonnée lorsqu’elle se met à développer les prémices d’une magie unique et puissante.

Lors de l’un de ses voyages dans le monde des esprits, elle se rend compte qu’une terrible force cherche à lui nuire. Pour en triompher, elle devra affronter son destin, sa nature, la tradition et comprendre enfin le nom que sa mère lui a donné : Qui a peur de la mort?

 

 

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