Semaine « petits éditeurs » – Bubblegum d’Adam Levin aux éditions Inculte

LOGO Inculte - Bubblegum Adam Levin

Les éditions Inculte sont nées en 2004, à l’initiative d’un collectif d’auteurs et de philosophes qui ont créé la revue Inculte. On retrouve publiés chez elles des auteurs comme Claro, Hélène Gaudy ou encore Alan Moore (oui, celui des comics). Nous allons nous intéresser à Adam Levin ici (non, pas celui de Maroon 5, celui qui sait vraiment écrire)(sorry not sorry) et à son second roman, « Bubblegum ».

 

De quoi ça parle?

Au cours de l’année 2015, Belt Magnet, 38 ans, entreprend d’écrire ses mémoires. Auteur d’un seul roman, il vit chez son père d’une pension d’invalidité accordée après qu’un curieux trouble mental lui a été diagnostiqué. Belt est convaincu, depuis l’âge de 12 ans, qu’il peut communiquer avec les objets, les inans comme il les appelle. En guise de thérapie, Belt s’est vu octroyer une innovation technologique : un des premiers Curios, des robots de chair et d’os capables d’empathie, de mimétisme, d’interaction avec l’humain. Ces petits animaux manufacturés sont si mignons qu’ils provoquent la pulsion de les dévorer.
Quelques années plus tard, les Curios se sont généralisés et focalisent toute l’attention. C’est dans cet environnement de légère uchronie que Bubblegum va suivre la vie de Belt Magnet, la mort prématurée de sa mère, ses amitiés adolescentes, ses questions permanentes sur le sens de la vie, le monde ou la société.

Avec un humour féroce, Bubblegum nous parle d’une Amérique étrange, d’un jeune homme aussi bizarre qu’attachant, d’un monde qui est le nôtre sans l’être tout à fait. Il y a du Salinger et du Philip Roth dans ce livre, mais il y a surtout du Adam Levin, écrivain à l’imagination débridée et à la verve irrésistible.

 

Pourquoi ce livre?

Il faut reconnaître que, de prime abord, « Bubblegum » fait peur. Ce mastodonte de 1037 pages semble impossible à finir. Mais c’est une fausse impression parce que ce roman se dévore sans faim. Déroutant au départ, il dévoile peu à peu son cœur et il vaut peut-être mieux savoir dans quoi on met les pieds pour ne pas perdre ledit pied dans un début non difficile mais qui semble complètement anecdotique (et qui a pourtant une raison d’être).

Mais de quoi parle ce roman alors, et que faut-il savoir avant de le débuter? Nous allons y suivre la vie (par fragments) d’un auteur ayant la particularité de parler aux objets, objets qui parfois lui demandent de bien avoir la gentillesse de mettre fin à leur vie. Réel pouvoir? Forme de psychose? Bonne question. Personne ne le sait, pas même le narrateur. Mais celle-ci l’amène, adolescent, à faire partie d’un programme testant pour la première fois des compagnons d’un style nouveau. Une société a créé des robots animaux de compagnie faits de chair et de sang. Ceux-ci sont si mignons qu’ils provoquent d’étranges réactions chez les humains les côtoyant. Tout cela démarre dans les années 80 et prend de l’ampleur jusqu’à ce que ces « robots », les Curios, deviennent très répandus et la source de diverses choses que je vous laisse le plaisir de découvrir.

Vous l’aurez compris, cette histoire se déroule dans un univers « alternatif », dit uchronique (un monde dans lequel, par exemple, internet n’existe pas). Nous y croiserons pourtant des personnalités connues comme les sœurs Wachowski, et d’autres plus étranges comme Fondajane Henry. Nous y suivrons l’évolution des Curios parallèle à celle du narrateur et nous découvrirons la folie humaine qui s’arroge le droit de maltraiter ses créations d’une manière atroce et difficile à lire parfois.

Le tout donne une roman qui, après un démarrage assez lent, se dévore malgré sa longueur et donne l’impression d’avoir vécu dans un monde autre pourtant si familier, peut-être un peu trop d’ailleurs. A votre avis, que signifient ces Curios? Que représentent-ils? Quel message veut faire passer l’auteur? Je serais très curieuse de pouvoir discuter de la chose avec des personnes ayant lu ce livre. A bon entendeur…

On en parle chez Charybde 27 (qui m’a donné envie de lire ce roman) et sur Un dernier livre avant la fin du monde (pas facile de trouver des avis sur ce livre, n’hésitez pas à me signaler d’autres billets de blog dans les commentaires si vous en connaissez).

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