Bibliothécaire d’un soir #9: les choix de Marzena Sowa

Les « Bibliothécaire d’un soir » continuent en 2019! Pour la huitième rencontre, vendredi 21 juin 2019, c’est Marzena Sowa, autrice BD (série des Marzi), qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lectrice. Voici les titres qu’elle nous a présentés.

2019 06 21 Marzena Sowa bibliothécaire d'un soir

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Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. Vous pouvez retrouver le podcast sur Audioville ici (vous pouvez retrouver tous les épisodes ici).
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Fouillis feuillu, Noémie Marsily

MARZENA Fouillis feuillu Noémie Marsily

 

 

 

 

 

 

 

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Rien, José Parrondo

MARZENA Rien José Parrondo

« Le rien contient du rien et rien d’autre », mais le rien renvoie-t-il nécessairement au vide, à l’absence, à l’inexistant ? Finalement, rien n’est moins sûr. Et comme José Parrondo n’est sûr de rien, il observe, il s’observe parmi les autres et le monde qui l’entoure. Il s’égare aussi et ses déambulations l’amènent à d’infimes découvertes et à des révélations microscopiques. Il nous murmure à l’oreille que les choses n’attestent pas de leur présence mais révèlent au contraire, en négatif, un ordre inversé et insoupçonné. Son sens de l’absurde questionne avec impertinence et fantaisie l’endroit, l’envers, le dedans, le dehors et plus largement le monde des apparences. C’est une quête de sens et de soi très discrète et, dans sa légèreté, il y a une mélancolie perçant à travers des observations malicieuses. Alternant des courtes bandes dessinées, des illustrations, des gravures, des photographies et des micro-textes, avec Rien, José Parrondo poursuit sa voie minimaliste en multipliant les techniques et les possibilités de raconter. Elles se font écho, produisent des frottements entre elles, ponctuent et font progresser un récit qui suit son bonhomme de chemin jusqu’à toucher tout un chacun.

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Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Márquez

MARZENA Cent ans de solitude Marquze

Il y a les bouches noires des fusils qui jettent des regards de mort au colonel Aurelanio Buendia et il y a la mémoire du militaire qui, devant sa fin proche, s’élance comme un disque solaire… Il revoit son village, le Macondo, perdu dans des territoires oubliés de l’Amérique du Sud, l’histoire fabuleuse de sa famille traversant, comme une dynastie royale, les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence.. Au travers de l’histoire de ce village et de ses créateurs, Gabriel Garcia Marquez nous conte, avec cette magie des mots qui donne à son livre un reflet d’éternité, les peines, les joies, les espoirs et les craintes d’une famille qui tente par tous les moyens de conjurer la malédiction qui pèse sur les siens : cent ans de solitude.

Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleurs plein de rêve et de réel. Histoire, à la fois minutieuse et délirante, d’une dynastie : la fondation, par l’ancêtre, d’un village sud-américain isolé du reste du monde; les grandes heures marquées par la magie et l’alchimie; la décadence; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain: même sens de la parodie, même rage d’écrire, même fête cyclique des soleils et des mots.
Cent ans de solitude, qui compte parmi les chefs-d’oeuvre de la littérature mondiale du XXe siècle, a obtenu en France le prix du Meilleur Livre étranger.

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Tulipe, Sophie Guerrive

MARZENA Tulipe Sophie Guerrive

L’Ours Tulipe, contre son arbre adossé, regarde s’agiter vainement ses compagnons : Crocus le Serpent combat son anxiété par une activité de tous les instants, l’oiseau Violette cherche un moyen d’entrer en contact avec le Soleil, son amoureux, et le Caillou désespère de n’être qu’un caillou. La vie ? Un sacré sac de petits tracas et de grandes contrariétés. Mais comme le dit si bien Crocus, avec des pauses crêpes, ça passe. Dans cette fable pleine de tendresse, les grandes questions existentielles prennent corps, poils, plumes ou écailles. Crocus l’hyperactif, Dahlia la taupe timide, Tulipe l’ours stoïcien vivent des amours impossibles, aspirent à une existence enfin comblée. Dans la lignée des Peanuts ou de Mafalda, Sophie Guerrive invente des personnages attachants, symbolisant chacun une fragilité humaine. Tulipe est le reflet de nos névroses, de nos ridicules et de nos grandeurs, dépeints par des paroles sublimes et absurdes à la Nasr Eddine Hodja, où les figures du Savant, du Poète et de l’Idiot se confondent.

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Mafalda, Quino

MARZENA MAfalda Quino

Mafalda est une petite fille, personnage principal de l’historieta du même nom créée en 1964 par Quino. Comme son auteur, Mafalda est argentine, elle est issue de la classe moyenne. Mafalda est très populaire en Amérique latine et en Europe.

Bande dessinée à caractère plutôt politique, Mafalda se démarque toutefois par un trait d’humour extrêmement subtil, propre à Quino. De plus, la fillette est entourée de plusieurs personnages, très caricaturaux et de points de vue très opposés sur le monde en général. Parmi eux, certains sont incontournables, comme Manolito, le garçon le plus capitaliste de toute l’Argentine, ou encore Susanita, la gamine se voulant indépendante, mais totalement soumise à son futur mari et à ses futurs enfants.

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Histoire de Machenka et de l’ours

Marzena Machenka et l'ours

 

 

 

 

 

 

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Imperium, Ryszard Kapuscinski

MARZENA Imperium

« Ce livre n’est ni l’histoire de la Russie ni celle de l’ex-URSS ni le compte rendu de la naissance et de la chute du communisme dans cet État, encore moins un compendium sur l’Imperium. C’est la relation personnelle des voyages que j’ai effectués à travers les grandes étendues de ce pays (ou plutôt de cette partie du monde) en m’efforçant de me rendre là où le temps, mes forces et mes possibilités me le permettaient. […] »
« La Russie inaugure le XXe avec la révolution de 1905 et le clôture avec une révolution débouchant sur la désintégration de l’URSS. L’histoire de ce pays est un volcan en activité, en perpétuelle ébullition, qui n’a manifestement pas l’intention de se calmer ni de s’endormir. »

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Ebène: aventures africaines, Ryszard Kapuscinski

MARZENA Ebènes

Du Sahara à la corne de l’Afrique, Ébène est un terrible et merveilleux voyage initiatique au gré des rencontres, des amitiés et des coups d’État à travers une vingtaine de pays d’Afrique noire.
L’auteur, Ryszard Kapuscinski, a débarqué au Ghana en 1958 comme correspondant d’une agence de presse polonaise. Il n’a cessé depuis de sillonner le continent et présente, au travers de 29 chapitres, les fragments de quatre décennies « d’aventures africaines ».
On y croise des dictateurs, des vendeurs ambulants, des prêtres et des enfants. Amin Dada, qui « symbolise l’alliance du crime et de l’absence de culture », les bayayes, cette foule oisive venue des villages, qui hante toutes les villes africaines.
Conteur fascinant, Kapuscinski nous fait ressentir la chaleur abrutissante, tenace, de ces contrées, l’angoisse d’une tempête de sable ou de la traversée d’un troupeau de buffles, la spontanéité des rapports humains. Il sait aussi expliquer, sans clichés ni raccourcis, l’anatomie d’un coup d’État, l’histoire du génocide rwandais ou encore les guerres d’enfants, l’enfer du Liberia et ses seigneurs de la guerre ou celui des bidonvilles de Dakar et d’ailleurs.
Un voyage au cœur des mystères de l’Afrique, au cœur des ténèbres de ce continent au destin tragique. Maya Kandel

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Pilules bleues, Frederik Peeters

MARZENA Pilules bleues

Peeters nous parle de sa rencontre et de son histoire avec son amie, de ce maudit virus qui va bouleverser la donne; et de toutes les émotions les plus contradictoires qu’il va devoir apprendre à gérer: Compassion, pitié ou amour pur et inaltérable? Malgré la gravité du thème, « Pilules Bleues » se présente comme une oeuvre remplie de fraîcheur et d’humour qui ne devrait laisser personne de marbre.

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Autobiographie de ma mère, Jamaica Kinkaid

MARZENA Autobiographie de ma mère

« Ma mère est morte au moment où je suis née, aussi toute ma vie n’y a-t-il jamais rien eu entre moi et L’éternité ; dans mon dos soufflait toujours un vent lugubre et noir. Je ne pouvais pas savoir, au début, que ce serait comme ça. » Puissant, troublant et sensuel, Autobiographie de ma mère est le roman d’une femme qui cherche à saisir l’essence même de la vie. Fille d’une mère caraïbe et d’un père métis pour lequel elle n’éprouve que peur, Xuela Claudette Richardson se replie dans une solitude hautaine, dans une frigidité implacable et superbe, hantée par l’impossible amour qu’elle éprouve pour sa mère disparue. Par son écriture limpide et incisive, Jamaica Kincaid, originaire des Petites Antilles, prête à ce destin désespéré, sans autre certitude que celle de la mort qui rôde dans « l’espace noir du monde » , sa voix de femme forte et singulière, dont la portée rejoint aux Etats-Unis celle de Toni Morrison.

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Bibliothécaire d’un soir #8: les choix d’Emmanuel Requette

Les « Bibliothécaire d’un soir » continuent en 2019, même si on les poste trèèèès en retard! Pour la huitième rencontre, vendredi 3 mai 2019, c’est Emmanuel Requette, qui dirige la libraire Ptyx et les éditions Vies parallèles qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés.

2019 05 03 Emmanuel Requette 02

Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. Vous pouvez retrouver le podcast sur Audioville ici.
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– « Désirer, désobéir, ce qui nous soulève 1 » de Georges Didi-Huberman

2019 05 03 Requette 01

 » Nous avions beaucoup enduré et puis, un jour, nous nous sommes dit que cela ne pouvait plus durer. Nous avions trop longtemps baissé les bras. A nouveau cependant ― comme nous avions pu le faire à l’occasion, comme d’autres si souvent l’avaient fait avant nous ― nous élevons nos bras au-dessus de nos épaules encore fourbies par l’aliénation, courbées par la douleur, par l’injustice, par l’accablement qui régnaient jusque-là. C’est alors que nous nous relevons : nous projetons nos bras en l’air, en avant. Nous relevons la tête. Nous retrouvons la libre puissance de regarder en face. Nous ouvrons, nous rouvrons la bouche. Nous crions, nous chantons notre désir. Avec nos amis nous discutons de comment faire, nous réfléchissons, nous imaginons, nous avançons, nous agissons, nous inventons. Nous nous sommes soulevés.  » Ce livre est un essai de phénoménologie et d’anthropologie ― voire une poétique ― des gestes de soulèvement. Il interroge les corps avec la psyché à travers le lien profond, paradoxal, dialectique, qui s’instaure entre le désir et la mémoire. Comme il y a  » ce qui nous regarde  » par-delà  » ce que nous croyons voir  » ; il y aurait peut-être  » ce qui nous soulève  » par-delà  » ce que nous croyons être « . C’est une question posée en amont ― ou en dedans ― de nos opinions ou actions partisanes : question posée, donc, aux gestes et aux imaginations politiques. Question posée à la puissance de se soulever, même lorsque le pouvoir n’est pas en vue. Cette puissance est indestructible comme le désir lui-même. C’est une puissance de désobéir. Elle est si inventive qu’elle mérite une attention tout à la fois précise (parce que le singulier, en l’espèce, nous dit plus que l’universel) et erratique (parce que les soulèvements surgissent en des temps, en des lieux et à des échelles où on ne les attendait pas).

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

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– « La Mort par les plantes” de Helmut Eisendle

2019 05 03 Requette 02

La Mort par les plantes, en 33 fiches pratiques et magnifiquement illustrées, vous apprend tout ce qu’il faut savoir sur les plantes toxiques. Noms, propriétés, effets, dose minimale, dose létale, voie d’administration, étude d’un cas réel : vous n’ignorerez plus rien des façons variées de faire souffrir et d’assassiner grâce aux plantes. Vous êtes faible. Vous êtes sans arme. Vous désirez vous débarrasser définitivement, à peu de frais et en toute sécurité, d’un raseur prétentieux, d’une mère possessive, d’un enfant tyrannique, d’un époux violent, d’un patron imbu, d’un politicien influent ou d’un membre des forces de l’ordre : ce livre est un outil indispensable. La Mort par les plantes, c’est le meurtre –et donc le pouvoir – à portée de tous.

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

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–  « Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir », collectif

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Le 29 mars 2013, un arrêté signé du maire de Ris-Orangis met en demeure les habitants du bidonville dit « de la Nationale 7 » de quitter les lieux. Trois jours plus tard, les forces de polices, accompagnées de pelleteuses, détruisent les habitations et dispersent leurs occupants. C’est à l’examen méticuleux et à la « traduction » de l’arrêté municipal que se livrent les écrivains, philosophes, architectes et juristes dont les textes sont ici réunis, à l’invitation de Sébastien Thiéry, directeur du Pôle d’exploration des ressources urbaines (PEROU).

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

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– « Le Labyrinthe magique » de Max Aub

2019 05 03 Requette 04

Le roman débute sur l’image symbolique d’un taureau de feu. Dans cette fête populaire, l’animal court toute la nuit dans les rues préalablement closes ; pris dans un labyrinthe, il n’en sortira pas vivant : à l’aube, au bord de l’agonie, il sera achevé par la foule. Le taureau est l’image de l’Espagne et le labyrinthe est celui inexorable du drame de la Guerre civile, symbole de l’enfermement infernal dans lequel se déroule cette tragédie.

Le personnage central de cette première partie est Rafael López Serrador, un homme du peuple que l’on suit au cours des années vingt, de la chute de la monarchie à l’avènement de la IIe République jusqu’au déclenchement de la Guerre civile, le 18 juillet 1936.

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

Bibliothécaire d’un soir « OFF » au Humble Coffee #1 : les choix de Fred Druart

Les « Bibliothécaire d’un soir » se délocalisent pour un soir au Humble Coffee (L’oiseau rare à Tournai). Samedi 2 février, Fred Druart, dessinateur BD (« Tout le plaisir est pour moi » chez Glénat) et professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, est venu nous y rejoindre pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés (vu le nombre, nous ne mettrons que les titres).

Bibliothécaire d'un soir OFF au Humble Coffee Fred Druart

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Romans :

– « Chanson de la neige silencieuse », Hubert Selby Jr

– « La Bête contre les murs », Edward Bunker

– « Envoie moi au ciel Scotty », Michael Guinzburg

– « Bunker », Serge Brussolo

– « L’univers en folie », Fredric Brown

– « Ravachol et les Anarchistes », Jean Mitron

– « Texas Tip », Joe R. Lansdale

– « Vamps », Norman Spinrad

– « Éloge de la fuite », Henri Laborit

BD :

– « Alack Sinner », Munôz-Sampayo

– « L’art de Jean-Claude Forest – Chiens », Ralph Steadman

– « Le contrat », Will Eisner

– « The Drawing of Heinrich Kley – Sous le signe du Capricorne », Hugo Pratt

– Norman Saunders

 

Bibliothécaire d’un soir #7: les choix de Marc Ysaye

Les « Bibliothécaire d’un soir » continuent en 2019! Pour la septième rencontre, vendredi 22 février 2019, c’est Marc Ysaye, chanteur du groupe rock Machiavel, ancien directeur de Classic 21 et grand connaisseur de l’histoire du rock qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés.

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– « Da Vinci Code », Dan Brown

Da vinci code de Dan Brown livreEnfermé dans la Grande Galerie du Louvre, Jacques Saunière n’a plus que quelques instants à vivre. Blessé mortellement, le conservateur en chef va emporter son secret avec lui. Il lui reste cependant un mince espoir de ne pas briser cette chaîne ininterrompue depuis des siècles. Mais il lui faut agir vite. Une seule personne au monde peut prendre la relève, décrypter le code et être traquée à son tour…
De passage à Paris, Robert Langdon, professeur à Havard et spécialiste de symbologie, est appelé d’urgence au Louvre, en pleine nuit. Jacques Saunière, le conservateur en chef a été retrouvé assassiné au milieu de la Grande Galerie.
Au côté du cadavre, la police a trouvé un message codé. Langdon et Sophie Neveu, une brillante cryptographe membre de la police, tentent de le résoudre. Ils sont stupéfaits lorsque les premiers indices le conduisent à l’œuvre de Léonard de Vinci. Ils découvrent également que Saunière était membre du Prieuré de Sion, une société secrète dont avaient fait partie Nexton, Boticelli, Léonardo da Vinci, Victor Hugo, et qu’il protégeait un secret millénaire.
L’enquête de nos deux héros les entraînera à travers la France et le Royaume-Uni, non seulement pour chercher une vérité longtemps cachée concernant la Chrétienté, mais également pour échapper à ceux qui voudraient s’emparer du secret. Pour réussir, il leur faut résoudre de nombreuses énigmes, et vite, sinon le secret risque d’être perdu à tout jamais.

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– « Le Silence des Agneaux », Thomas Harris

Le silence des agneaux par Thomas Harris livreLe « Silence des Agneaux » nous porte aux limites incertaines du génie et de la monstruosité, de la perversion et des manipulations mentales : seule avec sa peur, Clarice Starling, jeune agent du FBI, descend dans les enfers de la folie criminelle.
Entre Hannibal le Cannibale et Buffalo Bill, elle mène une chasse à mort où la logique de la démence entraîne au-delà de la terreur.

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– « Les hommes de l’ombre », Claire Allard

Les hommes de l'ombre de Claire Allard livreLes techniciens du spectacle ne sont pas tout à fait des travailleurs comme les autres. Ils ont des horaires compliqués, commencent souvent très tôt pour finir très tard. Ils peuvent enchaîner dix-huit heures d’affilée et n’avoir que quelques heures pour dormir avant le montage du spectacle suivant. Ils ne sont pratiquement jamais libres le week-end, rarement en soirée, ce qui rend la vie de famille difficile. Et pour un salaire souvent loin d’être à la hauteur des heures effectuées.

Plus ici.

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– « Inside Out : a personal history of Pink Floyd », Nick Mason

pink Floyd par Nick Mason livre belle éditionPendant quarante ans, Pink Floyd a dominé le monde du rock par la créativité et la richesse de ses albums. Seul membre du groupe à avoir suivi toute l’aventure, Nick Mason livre une histoire riche de souvenirs intimes, agrémentée de témoignages d’autres acteurs qui ont vécu cette fabuleuse épopée. De la naissance du groupe dans les années 1960, à la mise au point du célèbre « son Pink Floyd », en passant par les pressions et les conflits internes, Nick Mason offre un récit unique sur l’histoire du mythique groupe de rock.

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– « Woodstock: three days that rocked the world », edited by Mike Evans and Paul Kingsbury

woodstock three days that changed the world bookµIl a défini une génération, exemplifié une ère: Woodstock n’a ressemblé à rien de ce qui l’a précédé, ou suivi. Revivez ce moment et retournez dans le jardin avec ce livre qui raconte jour par jour, action par action tout ce qui s’est passé à la ferme des Yasgur. Ce livre est découpé en trois parties: les Origines, l’Événement et les Conséquences. Il comprend des interviews et des citations de ceux qui étaient sur place ainsi que beaucoup de photos et de dessins souvenirs. « Woodstock » est l’ultime célébration de ce point de repère de l’histoire culturelle moderne.

Bibliothécaire d’un soir #6: les choix de Myriam Leroy

Pour notre sixième édition de « Bibliothécaire d’un soir », vendredi 28 décembre et donc la dernière de 2018, c’est Myriam Leroy, autrice d’« Ariane » aux éditions Don Quichotte, dramaturge, présentatrice radio et journaliste qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lectrice. Voici les titres qu’elle nous a présentés.

2018 12 28 myriam leroy carré

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– « King Kong Théorie », Virginie Despentes

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– « La honte », Annie Ernaux

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– « Un roman russe », Emmanuel Carrère

La folie et l’horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j’ai écrits ne parlent de rien d’autre. Après L’Adversaire, je n’en pouvais plus. J’ai voulu y échapper. J’ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête.myriam 03L’enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l’automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration.

C’est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille. Pour exorciser ce fantôme, j’ai suivi des chemins hasardeux. Ils m’ont entraîné jusqu’à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu’il arrive quelque chose.

Et quelque chose est arrivé : un crime atroce. La folie et l’horreur me rattrapaient. Elles m’ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse.

J’ai écrit pour la femme que j’aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et notre amour.

C’est de cela qu’il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s’y prend pour nous répondre.

 

– « Pastorale américaine », Philip Roth

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– « Pascal Brutal », Riad Sattouf

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Le prochaine bibliothécaire d’un soir sera Marc Ysaye, qui viendra nous parler des livres qui l’ont marqué vendredi 22 février à 18h (attention, changement de l’heure habituelle).

 

Bibliothécaire d’un soir #5: les choix d’Emmanuel Régniez

Pour notre cinquième édition de « Bibliothécaire d’un soir », vendredi 26 octobre, c’est Emmanuel Régniez, auteur de « Notre Château » aux éditions Le Tripode et libraire à la très belle librairie Ptyx de Bruxelles, qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés.

Emmanuel Régniez bibliothécaire d'un soir

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Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. A noter qu’en plus de pouvoir retrouver le podcast sur la page d’Audioville (Soundcloud), notre partenaire, vous pouvez aussi écouter la rencontre sur Youtube (juste le son, nous ne faisons pas d’enregistrement vidéo):

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– « Le Grand Meaulnes », Alain-Fournier

À la fin du XIXe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès Emmanuel Régniez 01de ses parents instituteurs une longue maison rouge – l’école du village -, attend la venue d’Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu’il suive le cours supérieur : l’arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l’enfance finissante de François… Lorsqu’en 1913 paraît le roman d’Alain-Fournier, bien des thèmes qu’il met en scène – saltimbanques, fêtes enfantines, domaines mystérieux – appartiennent à la littérature passée, et le lecteur songe à Nerval et à Sylvie. Mais en dépassant le réalisme du XIXe siècle pour s’établir, entre aventure et nostalgie, aux frontières du merveilleux, il ouvre à un monde d’une sensibilité toujours frémissante, et qui n’a pas vieilli.

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– « Maitres anciens », Thomas Bernhard

Dans le Kunsthistorisches Museum, à Vienne, Atzbacher, le narrateur, a rendez-vous Régniez 02avec Reger, le vieux critique musical. Atzbacher est arrivé une heure à l’avance pour observer Reger, déjà installé dans la salle Bordone, assis sur la banquette qu’il occupe chaque matin depuis dix ans, face à L’Homme à la barbe blanche du Tintoret. Pendant une heure, le narrateur se rappelle les citations de Reger ou des conversations portant sur lui. Dans un deuxième temps, qui commence à l’heure précise du rendez-vous, c’est la parole même de Reger qui résonne dans la salle Bordone, comme sous l’effet d’une nécessité vitale. Sur le mode de la diatribe, variant avec fureur et allégresse se succèdent les thèmes (qui sont des cibles) chers à Bernhard dans cette comédie (le sous-titre de l’oeuvre) qui n’est autre que celle de l’art, des artistes, des écrivains, des compositeurs… Aux exagérations coutumières, l’auteur ajoute le mauvais goût des Hasbourg, l’institution des musées, l’autorité des maîtres anciens, l’enfance, les toilettes viennoises, les journaux, les femmes de ménage, Beethoven… Des imprécations, en une langue exaltante et libératrice, qui finissent toujours par forcer le rire au bout du désespoir. –Céline Darner

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– « Délai de grâce », Adelheid Duvanel

Chacune des très courtes proses qui composent ce recueil met en scène un personnage « différent ». Une enfant attardée lors de la rentrée des classes. Une jeune femme dont les Emmanuel 01parents ont obtenu la garde de sa fille. Un vieil homme dans un hospice. Un SDF. Tous sont ce que l’on pourrait nommer des êtres dérangés, radicalement autres, des « inaptes à la vie » dont le seul maintien dans le monde qui les entoure tient du défi permanent ou du miracle.

Grolo voulait acheter des cartouches pour son stylo à encre, mais le mot « cartouche » ne lui revenait pas à l’esprit, aussi écrivait-il au stylo à bille.

En une page, une page et demi, rarement plus, Adelheid Duvanel parvient à nous enserrer dans ces vies bancales et à nous les rendre proches. Et, en nous permettant de percevoir l’équilibre fragile qui les rend malgré tout possibles, elle nous renvoie subtilement à nos propres tâtonnements. Maîtresse incontestée de la forme courte, elle est parvenue à conjuguer dans un même écrin l’extraordinaire originalité du regard « différent » (qu’il soit celui de l’enfant, du « dérangé » ou du rêveur) et la rigueur pointilliste d’une conteuse hors pair.

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– « Le train », Georges Simenon

Emmanuel 02Quand je me suis éveillé, les rideaux de toile écrue laissaient filtrer dans la chambre une lumière jaunâtre que je connaissais bien. Nos fenêtres, au premier étage, n’ont pas de volets. Il n’y en a à aucune maison de la rue. J’entendais, sur la table de nuit, le tic-tac du réveille-matin et, à côté de moi, la respiration scandée de ma femme, presque aussi sonore que celle des patients, au cinéma, pendant une opération. Elle était alors enceinte de sept mois et demi.

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– « A la Recherche du temps perdu », Marcel Proust

«Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de Emmanuel 04madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté… Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur goutelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »

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– « Nous avons toujours vécu au château », Shirley Jackson

Emmanuel 06« Je m’appelle Mary Katherine Blackwood. J’ai dix-huit ans, et je vis avec ma sœur, Constance. J’ai souvent pensé qu’avec un peu de chance, j’aurais pu naître loup-garou, car à ma main droite comme à la gauche, l’index est aussi long que le majeur, mais j’ai dû me contenter de ce que j’avais. Je n’aime pas me laver, je n’aime pas les chiens, et je n’aime pas le bruit. J’aime bien ma sœur Constance, et Richard Plantagenêt, et l’amanite phalloïde, le champignon qu’on appelle le calice de la mort. Tous les autres membres de ma famille sont décédés. »

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La prochaine bibliothécaire d’un soir sera Myriam Leroy, qui viendra nous parler des livres qui l’ont marqué vendredi 28 décembre à 19h.