Bibliothécaire d’un soir #9: les choix de Marzena Sowa

Les « Bibliothécaire d’un soir » continuent en 2019! Pour la huitième rencontre, vendredi 21 juin 2019, c’est Marzena Sowa, autrice BD (série des Marzi), qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lectrice. Voici les titres qu’elle nous a présentés.

2019 06 21 Marzena Sowa bibliothécaire d'un soir

.

Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. Vous pouvez retrouver le podcast sur Audioville ici (vous pouvez retrouver tous les épisodes ici).
Pour vous abonner:
→ RSS https://frama.link/rssbib
→ iTunes https://frama.link/itubib
→ Spotify https://frama.link/spobib

Et si vous préférez aller sur youtube, nous rajouterons une vidéo sur notre chaîne dès que Sophie aura arrêté de s’arracher les cheveux pour trouver un programme remplaçant correctement Windows Movie Maker qui n’est apparemment pas compatible avec Windows 10 (ou les joies de changer d’ordinateur) et qu’elle saura utiliser (surtout).  (Oui, elle n’a toujours pas trouvé.) A venir donc. ^_^

.

Fouillis feuillu, Noémie Marsily

MARZENA Fouillis feuillu Noémie Marsily

 

 

 

 

 

 

 

.

Rien, José Parrondo

MARZENA Rien José Parrondo

« Le rien contient du rien et rien d’autre », mais le rien renvoie-t-il nécessairement au vide, à l’absence, à l’inexistant ? Finalement, rien n’est moins sûr. Et comme José Parrondo n’est sûr de rien, il observe, il s’observe parmi les autres et le monde qui l’entoure. Il s’égare aussi et ses déambulations l’amènent à d’infimes découvertes et à des révélations microscopiques. Il nous murmure à l’oreille que les choses n’attestent pas de leur présence mais révèlent au contraire, en négatif, un ordre inversé et insoupçonné. Son sens de l’absurde questionne avec impertinence et fantaisie l’endroit, l’envers, le dedans, le dehors et plus largement le monde des apparences. C’est une quête de sens et de soi très discrète et, dans sa légèreté, il y a une mélancolie perçant à travers des observations malicieuses. Alternant des courtes bandes dessinées, des illustrations, des gravures, des photographies et des micro-textes, avec Rien, José Parrondo poursuit sa voie minimaliste en multipliant les techniques et les possibilités de raconter. Elles se font écho, produisent des frottements entre elles, ponctuent et font progresser un récit qui suit son bonhomme de chemin jusqu’à toucher tout un chacun.

.

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Márquez

MARZENA Cent ans de solitude Marquze

Il y a les bouches noires des fusils qui jettent des regards de mort au colonel Aurelanio Buendia et il y a la mémoire du militaire qui, devant sa fin proche, s’élance comme un disque solaire… Il revoit son village, le Macondo, perdu dans des territoires oubliés de l’Amérique du Sud, l’histoire fabuleuse de sa famille traversant, comme une dynastie royale, les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence.. Au travers de l’histoire de ce village et de ses créateurs, Gabriel Garcia Marquez nous conte, avec cette magie des mots qui donne à son livre un reflet d’éternité, les peines, les joies, les espoirs et les craintes d’une famille qui tente par tous les moyens de conjurer la malédiction qui pèse sur les siens : cent ans de solitude.

Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleurs plein de rêve et de réel. Histoire, à la fois minutieuse et délirante, d’une dynastie : la fondation, par l’ancêtre, d’un village sud-américain isolé du reste du monde; les grandes heures marquées par la magie et l’alchimie; la décadence; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain: même sens de la parodie, même rage d’écrire, même fête cyclique des soleils et des mots.
Cent ans de solitude, qui compte parmi les chefs-d’oeuvre de la littérature mondiale du XXe siècle, a obtenu en France le prix du Meilleur Livre étranger.

.

Tulipe, Sophie Guerrive

MARZENA Tulipe Sophie Guerrive

L’Ours Tulipe, contre son arbre adossé, regarde s’agiter vainement ses compagnons : Crocus le Serpent combat son anxiété par une activité de tous les instants, l’oiseau Violette cherche un moyen d’entrer en contact avec le Soleil, son amoureux, et le Caillou désespère de n’être qu’un caillou. La vie ? Un sacré sac de petits tracas et de grandes contrariétés. Mais comme le dit si bien Crocus, avec des pauses crêpes, ça passe. Dans cette fable pleine de tendresse, les grandes questions existentielles prennent corps, poils, plumes ou écailles. Crocus l’hyperactif, Dahlia la taupe timide, Tulipe l’ours stoïcien vivent des amours impossibles, aspirent à une existence enfin comblée. Dans la lignée des Peanuts ou de Mafalda, Sophie Guerrive invente des personnages attachants, symbolisant chacun une fragilité humaine. Tulipe est le reflet de nos névroses, de nos ridicules et de nos grandeurs, dépeints par des paroles sublimes et absurdes à la Nasr Eddine Hodja, où les figures du Savant, du Poète et de l’Idiot se confondent.

.

Mafalda, Quino

MARZENA MAfalda Quino

Mafalda est une petite fille, personnage principal de l’historieta du même nom créée en 1964 par Quino. Comme son auteur, Mafalda est argentine, elle est issue de la classe moyenne. Mafalda est très populaire en Amérique latine et en Europe.

Bande dessinée à caractère plutôt politique, Mafalda se démarque toutefois par un trait d’humour extrêmement subtil, propre à Quino. De plus, la fillette est entourée de plusieurs personnages, très caricaturaux et de points de vue très opposés sur le monde en général. Parmi eux, certains sont incontournables, comme Manolito, le garçon le plus capitaliste de toute l’Argentine, ou encore Susanita, la gamine se voulant indépendante, mais totalement soumise à son futur mari et à ses futurs enfants.

.

Histoire de Machenka et de l’ours

Marzena Machenka et l'ours

 

 

 

 

 

 

.

Imperium, Ryszard Kapuscinski

MARZENA Imperium

« Ce livre n’est ni l’histoire de la Russie ni celle de l’ex-URSS ni le compte rendu de la naissance et de la chute du communisme dans cet État, encore moins un compendium sur l’Imperium. C’est la relation personnelle des voyages que j’ai effectués à travers les grandes étendues de ce pays (ou plutôt de cette partie du monde) en m’efforçant de me rendre là où le temps, mes forces et mes possibilités me le permettaient. […] »
« La Russie inaugure le XXe avec la révolution de 1905 et le clôture avec une révolution débouchant sur la désintégration de l’URSS. L’histoire de ce pays est un volcan en activité, en perpétuelle ébullition, qui n’a manifestement pas l’intention de se calmer ni de s’endormir. »

.

Ebène: aventures africaines, Ryszard Kapuscinski

MARZENA Ebènes

Du Sahara à la corne de l’Afrique, Ébène est un terrible et merveilleux voyage initiatique au gré des rencontres, des amitiés et des coups d’État à travers une vingtaine de pays d’Afrique noire.
L’auteur, Ryszard Kapuscinski, a débarqué au Ghana en 1958 comme correspondant d’une agence de presse polonaise. Il n’a cessé depuis de sillonner le continent et présente, au travers de 29 chapitres, les fragments de quatre décennies « d’aventures africaines ».
On y croise des dictateurs, des vendeurs ambulants, des prêtres et des enfants. Amin Dada, qui « symbolise l’alliance du crime et de l’absence de culture », les bayayes, cette foule oisive venue des villages, qui hante toutes les villes africaines.
Conteur fascinant, Kapuscinski nous fait ressentir la chaleur abrutissante, tenace, de ces contrées, l’angoisse d’une tempête de sable ou de la traversée d’un troupeau de buffles, la spontanéité des rapports humains. Il sait aussi expliquer, sans clichés ni raccourcis, l’anatomie d’un coup d’État, l’histoire du génocide rwandais ou encore les guerres d’enfants, l’enfer du Liberia et ses seigneurs de la guerre ou celui des bidonvilles de Dakar et d’ailleurs.
Un voyage au cœur des mystères de l’Afrique, au cœur des ténèbres de ce continent au destin tragique. Maya Kandel

.

Pilules bleues, Frederik Peeters

MARZENA Pilules bleues

Peeters nous parle de sa rencontre et de son histoire avec son amie, de ce maudit virus qui va bouleverser la donne; et de toutes les émotions les plus contradictoires qu’il va devoir apprendre à gérer: Compassion, pitié ou amour pur et inaltérable? Malgré la gravité du thème, « Pilules Bleues » se présente comme une oeuvre remplie de fraîcheur et d’humour qui ne devrait laisser personne de marbre.

.

.

.

.

Autobiographie de ma mère, Jamaica Kinkaid

MARZENA Autobiographie de ma mère

« Ma mère est morte au moment où je suis née, aussi toute ma vie n’y a-t-il jamais rien eu entre moi et L’éternité ; dans mon dos soufflait toujours un vent lugubre et noir. Je ne pouvais pas savoir, au début, que ce serait comme ça. » Puissant, troublant et sensuel, Autobiographie de ma mère est le roman d’une femme qui cherche à saisir l’essence même de la vie. Fille d’une mère caraïbe et d’un père métis pour lequel elle n’éprouve que peur, Xuela Claudette Richardson se replie dans une solitude hautaine, dans une frigidité implacable et superbe, hantée par l’impossible amour qu’elle éprouve pour sa mère disparue. Par son écriture limpide et incisive, Jamaica Kincaid, originaire des Petites Antilles, prête à ce destin désespéré, sans autre certitude que celle de la mort qui rôde dans « l’espace noir du monde » , sa voix de femme forte et singulière, dont la portée rejoint aux Etats-Unis celle de Toni Morrison.

.

 

Publicités

Les coups de cœur du club de lecture n°65 – mai/juin 2019

Coups de coeur juin 65 2019

« Le jardin des dieux », Laure de Chantal : beau livre aux superbes illustrations sur le lien entre divers récits mythiques et des plantes spécifiques. (Yolande)

« Du domaine des murmures », Carole Martinez :  belle histoire parfois difficile à croire mais qui révèle un destin de femme atypique. (Gina)

« Un trottoir au soleil », Philippe Delerm : série de textes très courts sur les petits plaisirs de la vie avec une pointe de nostalgie. Délicieux. (Béatrice)

« Dans les angles morts », Elizabeth Brundage : roman sur une maison semblant avoir une volonté propre qui nous emmène dans les recoins poussiéreux de l’âme humaine. (Jacqueline)

« Les délices de Tokyo », Durian Sukegawa : « Une vie est loin d’être uniforme. Parfois sa couleur change du tout au tout ». (extrait choisi par Claudine)

« La délicatesse du homard », Laure Manel : deux écorchés de la vie se rencontrent et s’apprivoisent tout en lenteur. (Anne-Marie)

« Lady Susan », Jane Austen : série de lettres exquises dont on adore détester le personnage principal (qu’on finit par aimer).(Béatrice)

« Les blés sont coupés », Yves Jacob : belle peinture du monde rural pendant la guerre 14. (Yolande)

« L’Odyssée d’Hakim » tome 1, Fabien Toulmé : BD poignante aux dessins simples mais terriblement expressifs qui servent une histoire émouvante. A lire ! (Jacqueline)

« La fontaine de Geremoy », Gilles Laporte : destin touchant de deux femmes dans les décors majestueux de Vittel. (Yolande)

« La clé aux âmes », Gilles Laporte : roman passionnant sur une famille qui traverse la seconde guerre mondiale et essaie de s’en remettre après. (Yolande)

« La bouche pleine de terre », Branimir Scepanovic : petit recueil de deux nouvelles délicieusement absurdes et diablement passionnante. (Sophie)

Date du prochain club de lecture : mardi 5 juillet 2019

Les coups de cœur du club de lecture n°64 – mai 2019

Coups de coeur 64 mai 2019

« Un certain Paul Darrigrand », Philippe Besson : histoire d’amour autobiographique qui raconte la vérité sans filtre et avec beaucoup de sincérité. (Claudine)

« Un poisson sur la lune », David Vann : livre sombre, tragique et dérangeant sur les derniers jours du père de l’auteur avant son suicide dont certains passages touchent au sublime. (Jacqueline)

« On regrettera plus tard », Agnès Ledig : belle histoire qui décrit superbement les sentiments. (Anne-Marie)

« Colette Nys-Mazure ou l’attention vive », sous la direction d’Anne Prouteau : hommage et analyse de l’œuvre de l’autrice tournaisienne. (Yolande)

« Souveraine Magnifique », Eugène Ebodé : roman douloureux mais nécessaire pour comprendre cette page sombre de l’histoire (le génocide au Rwanda). (Claudine)

« Les délices de Tokyo », Durian Sukegawa : histoire d’une rencontre insolite entre deux êtres de générations différents. (Jacqueline)

« La vie est facile, ne t’inquiète pas », Agnès Martin-Lugand : roman qui fait du bien, plein de bons sentiments et qui réchauffe. (Anne-Marie)

« Les mystères du jardin chinois », Frédéric Lenormand : chouette petite enquête policière. (Yolande)

« Le garçon sauvage », Paolo Cognetti : très beaux monologues intérieurs de l’auteur nourris par la réflexion, la nature et l’introspection. (Claudine)

« La maîtresse de Carlos Gardel », Mayra Santos-Febres : superbe roman aventureux, foisonnant et sensuel sur un beau destin de femme. (Jacqueline)

« Deux sœurs », Madeleine Chapsal : roman sur la méchanceté d’une sœur jalouse de son aînée. (Yolande)

« La vie secrète des écrivains », Guillaume Musso : thriller passionnant, certainement le meilleur de l’auteur qui s’est dépassé. (Claudine)

« Milady, le mystère des mousquetaires », Venayre & Bihel : très belles pages sur une nouvelle interprétation du classique de Dumas qui en propose une lecture féministe. (Jacqueline)

« La carte et le territoire », Michel Houellebecq : roman très moderne. (Yolande)

« A travers », Tom Haugomat :  superbe BD muette qui raconte toute une vie de manière sensible à travers une image de chaque année du personnage. (Sophie)

« Yasmina et les mangeurs de patates », Wauter Mannaert : BD écologique, humoristique et intelligente à lire d’urgence. (Jacqueline)

Date du prochain club de lecture : mardi 21 mai 2019

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2019 des bibliothécaires : Autres suggestions

Les livres dont nous vous avons parlé cette semaines ne sont pas les seuls coups de cœur « arc-en-ciel » que nous avons eus cette année. Nous voulions laisser une petite place aussi aux autres histoires LGBTQIA qui nous ont fait vibrer depuis mai dernier:

 

« Le Prince et la Couturière », Jen Wang

LGBT 2019 08 01 Prince

Le prince Sébastien cherche sa future femme, ou plutôt, ses parents lui cherchent une épouse… De son côté, Sébastien est trop occupé à garder son identité secrète à l’abri des regards indiscrets. La nuit, il revêt les tenues les plus folles et part conquérir Paris sous les atours de l’époustouflante Lady Crystallia, l’icône de mode la plus courue de toute la capitale !

Sébastien a une arme secrète : sa couturière, Francès, une des deux seules personnes à connaître son secret, et sa meilleure amie. Mais Francès rêve de s’accomplir par elle-même, et rester au service du prince lui promet une vie dans l’ombre… pour toujours. Combien de temps Francès supportera‑t-elle de vivre dans le boudoir de Sébastien en mettant ses rêves de côté ?

.

« Pourquoi pas nous », Becky Albertalli & Adam Silvera

LGBT 2019 08 02 Pourquoi

« Want to give me a second chance here, universe? »

Arthur est à New York pour l’été, en attendant de savoir s’il va être reçu à Yale. Lorsqu’il croise le chemin de Ben dans un bureau de poste, c’est le coup de foudre. Il y voit un signe du destin. De son côté, Ben doute que le destin soit de son côté : il vient de rompre avec son petit ami, Hudson, et n’est pas vraiment prêt pour une nouvelle relation. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne parviennent à oublier cette première rencontre. Au fil des rendez-vous, les deux garçons se rapprochent, jusqu’à ce qu’Arthur découvre que Ben, toujours ami avec Hudson, préfère se confier à son ex-petit copain. Arthur est dévasté. Il est persuadé que son amour est à sens unique. Il leur faudra le soutien de leurs amis pour dépasser les malentendus afin de mieux se retrouver.

.

« Et ils meurent tous les deux à la fin », Adam Silvera

LGBT 2019 08 03 meurent

Le 5 septembre, un peu après minuit, les services de Death-Cast appellent Mateo Torrez et Rufus Emeterio pour leur annoncer une bien mauvaise nouvelle : c’est aujourd’hui qu’ils vont mourir.

Mateo et Rufus ne se connaissent pas, mais, pour des raisons différentes, ils cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour final. La bonne nouvelle ? Il existe une appli pour ça ! L’appli s’appelle « Le Dernier Ami », et grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.

..

« Leah à contretemps », Becky Albertalli

LGBT 2019 08 04 Leah

Quand il s’agit de jouer de la batterie, Leah Burke maîtrise le tempo. Mais la vie réelle n’est pas toujours si bien rythmée. Fille unique d’une jeune mère célibataire, Leah n’a pas les mêmes privilèges que les gens qui l’entourent.
Elle est passionnée de dessin, mais trop complexée pour le montrer. Seule sa mère sait qu’elle est bisexuelle : elle n’a pas trouvé le courage de le dire à ses amis – pas même à son meilleur pote Simon, qui est pourtant « sorti du placard » comme on dit ! Avec la fin du lycée qui approche, le groupe d’amis qu’elle croyait à toute épreuve commence à se diviser.
Les tensions montent. Le cœur de Leah ne bat plus en mesure quand les personnes qu’elle aime se disputent. Surtout lorsqu’elle se rend compte que ses sentiments pour l’une d’entre elles vont au-delà de l’amitié.

.

« Sam et le(s) garçon(s) », L. Philips

LGBT 2019 08 05 Sam

Après deux longues années de célibat, Sam, dix-sept ans, est désespéré : retrouvera-t-il un jour un copain ? Il décide donc de lancer un sort pour faire de nouvelles rencontres… et trois garçons débarquent aussitôt dans sa vie ! Gus, le beau Français en échange scolaire. Jamie, l’artiste timide. Travis, la future rock-star. Sans compter Landon, l’ex de Sam, qui voudrait bien une nouvelle chance… Après le désert affectif, Sam a maintenant l’embarras du choix. Mais lequel des quatre candidats est son garçon idéal ?

.

« Autoboyographie », Christina Lauren

LGBT 2019 08 06 Autoboyographie

Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour l’État, plus traditionnel, de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir l’Utah dès que possible).

C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Tanner ne peut résister au plaisir de clouer le bec à Autumn… Quatre mois, c’est long et largement suffisant pour relever ce challenge. D’ailleurs, Tanner a bien raison. Preuve en est, il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – accessoirement mormon – qui a remporté le séminaire haut la main l’année passée. Et il n’a eu besoin que de quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…

.

« La main gauche de la nuit », Ursula K. Le Guin

LGBT 2019 08 07 main

Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n’y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l’un ou l’autre sexe.
Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L’Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l’Ekumen ?

Ce splendide roman a obtenu le prix Hugo et a consacré Ursula Le Guin comme un des plus grands talents de la science-fiction.

.

« Bâtir aussi », collectif

LGBT 2019 08 08 Bâtir

Un recueil de textes d’anticipation entre essai et fiction qui invite à imaginer de nouvelles formes de futurs partagés. 2011, les printemps arabes ont donné le ton à d’autres révoltes. Un mouvement mondialisé s’étend, c’est l’Haraka. Les productions industrielles, les États et toutes les hiérarchies vacillent. Des dynamiques populaires s’entrechoquent pour répondre aux nécessités de la survie et dessiner un futur habitable. 2021, les communes libres s’épanouissent sur les ruines du système. Comment vivre avec l’héritage de l’Antémonde ? Comment faire le tri des objets et des savoirs d’une époque aux traces tenaces ? Les haraks dessinent leur quotidien en fonction de leurs ressources et de leurs rêves. Des dynamos aux rites funéraires, des nouilles instantanées aux assemblées, la routine collective s’élabore pour bâtir un monde qui s’espère sans dominations.

.

« Leo Loves Aries », Anyta Sunday

LGBT 2019 08 09 Leo

Lion : une nouvelle personne va rentrer dans votre vie en début d’année. Si vous passez outre les moments de frustration qu’elle vous apportera et parvenez à en rire, cela pourrait signifier le début d’une amitié prospère.

Theo Wallace a l’habitude de rire des horoscopes que sa mère lui envoie. Encore obnubilé par son ex et sans aucun ami à son actif, cette prédiction lui donne envie de revoir ses positions. Parce qu’une amitié qui tient la route, qui grandit… Eh bien, ce serait une bonne raison de mettre ses vieilles blessures de côté et de se tourner vers un « avenir prometteur ».

Lorsque sa sœur Léone le met au défi de lui trouver le parfait cavalier pour un mariage printanier, Theo le voit comme l’occasion de se faire de nouveaux amis. Son ex professeur particulier, qui se trouve être son nouveau coloc, Jamie Cooper, semble être un candidat possible et pratique de surcroit. Très pratique. Comme si c’était le destin.

Tout ce qu’il a à faire, c’est de s’assurer que Jamie est le bon choix ; qu’il pourrait être l’homme idéal pour sa sœur, et un bon ami pour lui-même.

Mais faites preuve de prudence, Lion, car les étoiles vous mijotent une surprise…

.

« Le vrai sexe de la vraie vie 2 », Cy.

LGBT 2019 08 10 Sexe

On ne va pas vous cacher que le tome 2 était déjà prévu depuis le début; car avec Le Vrai Sexe de la vraie vie, on a choisi de montrer non pas une sexualité idéale, mais bien des sexualités, variées, différentes, imparfaites… et elles sont nombreuses. Et pour parler de sexe en plein air, de capote fugitive, de culpabilité sexuelle, de sexe pendant les règles, de sodomie hétéro, de changement female to male, de pression masculine ou de sexe sans capote, on avait besoin d’encore beaucoup, beaucoup de papier.

.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2019 des bibliothécaires : « La nuit mange le jour », Paul Burckel et Hubert

LGBT 2019 07 La nuit mange le jour

De quoi ça parle?

Certains ont peur d’aimer. D’autres aiment avoir peur.

Jeune homme peu sûr de lui, Thomas est immédiatement séduit par la puissance physique et spirituelle de Fred. Avec ce nouvel amant, il se découvre, apprend de nouvelles choses sur sa sexualité. Mais il fait surtout la connaissance indirecte de celui qui fut son ex et modèle : Alex. Un être à la beauté surnaturelle, aussi lumineux physiquement que sombre psychiquement, dont le portrait orne les murs du loft de Fred et qui a aujourd’hui mystérieusement disparu. Qui était Alex et pourquoi Fred était-il aussi fou de lui ? Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Peu à peu, Thomas va devenir obnubilé par l’image d’Alex, essayant d’élucider les mystères qui l’entourent. Des mystères qui l’effrayent et l’excitent à la fois…

À travers toute la fougue de cette relation passionnelle, Hubert et Paul Burckel signent un thriller domestique haletant, moderne et original. Alors que Le Bleu est une couleur chaude avait su capter l’essence intime des relations lesbiennes, La Nuit mange le jour offre aujourd’hui une exploration sans précédent dans les faces sombres de la psyché de l’homosexualité masculine. Une plongée captivante et toute en tension à l’intérieur des personnages et de leurs désirs, dans la veine de L’Inconnu du lac d’Alain Guiraudie ou de L’Empire des sens d’Oshima.

.

Pourquoi on aime?

On a parlé de livres qui font du bien mais, parfois, il faut bien avouer qu’on aime souffrir. Et « La nuit mange le jour » nous offre une plongée sombre dans le BDSM (et plus) qui pourra combler ce besoin d’histoires plus glauques, plus adultes, sans que cela ne tourne sur la difficulté d’acceptation ou l’homophobie. Entrez dans cette BD à vos risques et périls, vous allez découvrir une part obscure de l’humanité. Âmes jeunes et/ou sensibles, s’abstenir. Les autres, vous pourrez y découvrir un récit fascinant raconté par des images troublantes.

.

On en parle aussi dans le Bar à BD, chez Samba BD et chez La ménagerie du livre.

.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2019 des bibliothécaires : « La sirène et la licorne », Erin Mosta

LGBT 2019 06 La sirène et la licorne

De quoi ça parle?

Tout les oppose, pourtant elles s’attirent, et vont vivre une très belle histoire d’amour au cœur de l’été.

La licorne, c’est Lili. 17 ans, cheveux longs couleur arc-en-ciel, ballerines pailletées. Elle est passionnée par les effets spéciaux et le maquillage au cinéma. Elle a été harcelée sur le Net par les élèves de sa classe. Pour oublier, elle quitte la banlieue parisienne et part en vacances chez sa tante près de l’océan. En apparence, tout va bien et elle assume. La réalité est moins facile.

La sirène, c’est Cris. Cheveux courts, baskets défoncées, vieux jean trop large. Passionnée de voile et de natation, elle est plus à l’aise sur l’océan qu’au milieu de la foule. En vacances dans la maison de vacances familiale, elle tente de guérir d’une blessure. Fragile en apparence, elle possède une vraie force intérieure.

.

Pourquoi on aime?

Voici une petite histoire estivale comme on les aime, pleine de découvertes, de mystères et d’amour. C’est tendre, c’est énergique et ça donne envie de balades le long de la plage et de ruer dans les brancards en refusant les conventions en même temps. C’est ^parfait on vous dit!

.

On en parle aussi chez Carnet parisien, chez Les lectures d’Hatchi et chez Croqu’livre.

.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2019 des bibliothécaires : « Le jour où papa s’est remarié », Thierry Lenain et Thanh Portal

LGBT 2019 05 Le jour où

De quoi ça parle?

Guillaume est tracassé parce que son papa se remarie. Marilou précise à la maîtresse qu’il se remarie non pas avec une femme, mais… avec un mari ! Guillaume s’inquiète : s’il devient homo comme son papa, comment réalisera-t-il son projet de devenir père ? Miradie lui dit qu’il pourra adopter un enfant. Alima lui dit qu’ils seront peut-être homos tous les deux et qu’ils pourront faire un bébé et en partager la garde. Avec toutes ces bonnes idées, voila Guillaume rassuré, on peut commencer la dictée !

.

Pourquoi on aime?

Ce petit roman pour les 7-12 ans tout sympathique a le mérite d’être à la fois agréable à lire et très bien fait pour expliquer aux plus jeunes de manière simple et compréhensible ce qu’est l’homosexualité et pourquoi c’est une chose tout aussi normale que l’hétérosexualité. Pour permettre aux plus jeunes d’accepter les autres en sortant du carcan parfois étouffant des préjugés d’adultes les entourant.

.

On en parle aussi chez Analire et chez Chroniques de Moka.

.

journée lutte contre homophobie