Les coups de cœur du club de lecture n°80 – Novembre 2021

Couvertures des livres « coup de cœur »

« L’amour, c’est… », Collectif : superbe album de 200 définitions de l’amour par des auteurs, illustré de manière délicate. (Marianne)

« L’Inconnue de la Seine », Guillaume Musso :   polar prenant avec quelques éléments fantastiques sur une pianiste morte mais qui réapparaît mystérieusement. (Claudine)

« Black Coffee », Sophie Loubière : thriller aux multiples histoires qui se croisent dans une intrigue soutenue sous forme de puzzle qui tient en haleine et surprend jusqu’à la fin. (Béatrice)

« Combats et métamorphoses d’une femme », Edouard Louis : histoire de la mère de l’auteur et de son combat pour sortir de sa condition et devenir autonome. Très touchant hommage. (Claudine)

« Le temps des mitaines », Loïc Clément et Anne Montel : superbe BD pour enfants sortant des stéréotypes avec beaucoup de finesse et d’humour. (Marianne)

« Juliette », Camille Jourdy : vie de Juliette, femme un peu déprimée qui va retourner dans sa famille. Histoire parfois mélancolique, parfois cocasse et touchante. (Claudine)

« Grégoire et le vieux librairie », Marc Roger : Grégoire est un jeune garçon qui travaille dans un EPHAD et qui va se lier d’amitié avec un libraire. Rencontre inattendue tendre et lumineuse qui donne un superbe livre. (Béatrice)

« La félicité du loup », Paolo Cognetti : deux solitaires se rencontrent dans un restaurant de montagne. Très beau livre sur la vie en montage et la vie plus sauvage. (Claudine)

« Presque », Manu Larcenet : histoire d’un service militaire où l’auteur dénonce un système inhumain. Dessins et histoire noirs pour un récit vraiment intéressant. (Béatrice)

« Idéal standard », Aude Picault : BD sur les relations amoureuse et l’indépendance des femmes assez interpellante et prenante. (Claudine)

« L’année de je suis devenue ado », Nora Dasnes : BD sur une adolescence banale toute jolie et agréable à lire. (Claudine)

« Soixante-neuf tiroirs », Goran Petrovic : roman qui incarne le fantasme des lecteurs : pouvoir rentrer dans les livres qu’ils lisent. Mystérieux et fascinant.(Sophie)

Date du prochain club de lecture : vendredi 3 décembre à 14h30.

Les coups de cœur du club de lecture n°79 – Octobre 2021

« Là où le bonheur se respire », Sophie TalMen : un « nez » essaie de redonner le goût de vivre à sa sœur en l’emmenant au bord de la mer pour stimuler ses sens. Histoire de résilience et d’amour et. (Anne-Marie)

« Le tatoueur d’Auschwitz », Heather Morris : un juif transporté en camp de concentration est désigné comme tatoueur du camp, il rencontre une jeune femme qu’il doit retatouer et en tombe amoureux. Histoire de deux êtres ordinaires qui ont vécu dans des circonstances horribles. Magnifique. (Claudine)

« Unité alphabet », Jussi Adler-Olsen : deux amis pilotes en 44 sont faits prisonniers, survivent sous une identité allemande et se retrouvent dans un institut où on torture les officiers devenus fous… L’histoire se poursuit pendant les jeux olympiques de Munich en 72. Un livre sur l’amitié et la trahison mais aussi sur la réparation et la rédemption rempli de suspense. (Béatrice)

« Rien n’est noir », Claire Berest : histoire de la vie hors norme de Frida Kahlo et de son marie avec une plume vive et colorée. (Eveline)

« Mon mari », Maud Ventura : histoire d’une femme un peu trop amoureuse de son mari qui l’obsède jour et nuit. Drôle et glaçant à la fois. (Sophie)

« Enfant de salaud », Sorj Chalandon : l’auteur se remémore les mensonges de son père sur ce qu’il a fait pendant la seconde guerre mondiale et remet en cause ceux-ci lors du procès de Klaus Barbie. Livre superbement écrit. (Claudine)

« Les piliers de la terre », Ken Follett : 1123.Malédiction de trois personnes après une pendaison. On va suivre une famille dont le père est bâtisseur de cathédrales ainsi que la construction d’une cathédrale. Beaucoup d’action, d’injustices et de détails sur la construction de ces monuments. Captivant. (Béatrice)

« Le créateur de poupées », Nina Allan : un homme obsédé par les poupées commence à correspondre avec une mystérieuse femme et tente de percer avec elle les mystères derrière une collection de poupées étranges. Superbe, sombre et doux à la fois. (Sophie)

« La vie cachée de Lola », Dany Rousson : histoire d’une famille qui fuit la guerre espagnole et se reconstruit en France. Beau et touchant. (Claudine)

« Rose », Tatiana de Rosnay : lors de la reconstruction de Paris par Haussman, une femme risque de perdre la maison qu’elle a promis à son défunt mari de garder. Très belle histoire qui nous emporte dans l’Histoire. (Eveline)

« La remplaçante », Sophie Adriansen & Mathou : une femme accouche et se retrouve prise par une dépression post-partum qui lui donne l’impression d’être une mauvaise mère. Cette BD est très importante et devrait être lue par les futures mères, on cache trop ce genre de sujet encore maintenant. (Claudine)

« Ce que nous avons perdu dans le feu », Mariana Enriquez : une collection de nouvelles qui flirtent avec le fantastique d’une plume superbe et envoutante. (Sophie)

Date du prochain club de lecture : vendredi 5 novembre à 14h30.

Les coups de cœur du club de lecture n°78 – Septembre 2021


« Les déracinés » + « L’Américaine », Catherine BARDON : grande saga sur l’exil d’une famille juive en République dominicaine pour fuir les nazis (un 3ème tome existe). (Eveline et Claudine)
« Anne de Green Gables », Lucy MONTGOMERY : histoire d’une orpheline canadienne du début du XXe siècle qui vit dans un monde de poésie. Amusant et touchant. (Claudine)
« La tête en friche », Marie-Sabine ROGER : une belle expérience intergénérationnelle réussie pour une histoire spontanée et pleine d’empathie. (Claudine)
« Rien n’est noir », Claire BEREST : vie de Frida Kahlo, belle peinture de cette artiste forte et fascinante qui se lit toute seul. (Claudine)
« Un petit carnet rouge », Sofia LUNDBERG : bel échange d’une personne âgée qui raconte sa vie à sa jeune nièce. (Claudine)
« Trois », Valérie PERRIN : livre prenant mi-thriller mi-histoire d’amitié. (Eveline)
« Les enfants sont rois », Delphine DE VIGAN : inquiétante enquête autour de l’exploitation des enfants sur internet (Youtube), avec une vision de l’avenir glaçante en cerise sur le gâteau. (Eveline)
« L’effet Louise », Caroline BOUDET : histoire vraie très émouvante d’une mère qui cherche une école pour sa fille trisomique. (Claudine)
« Déracinée », Tiffanie Vande Ghinste : BD très belle visuellement et touchante dans son histoire sur les problèmes rencontrés par une famille d’accueil en Belgique. (Claudine et Sophie)
 
Date du prochain club de lecture : vendredi 6 août à 14h30.

Les coups de cœur du club de lecture n°77 – juillet 2021

« Les déracinés » + « L’Américaine », Catherine BARDON : grande saga sur l’exil d’une famille juive en République dominicaine pour fuir les nazis (un 3ème tome existe). (Eveline et Claudine)

« Anne de Green Gables », Lucy MONTGOMERY : histoire d’une orpheline canadienne du début du XXe siècle qui vit dans un monde de poésie. Amusant et touchant. (Claudine)

« La tête en friche », Marie-Sabine ROGER : une belle expérience intergénérationnelle réussie pour une histoire spontanée et pleine d’empathie. (Claudine)

« Rien n’est noir », Claire BEREST : vie de Frida Kahlo, belle peinture de cette artiste forte et fascinante qui se lit toute seul. (Claudine)

« Un petit carnet rouge », Sofia LUNDBERG : bel échange d’une personne âgée qui raconte sa vie à sa jeune nièce. (Claudine)

« Trois », Valérie PERRIN : livre prenant mi-thriller mi-histoire d’amitié. (Eveline)

« Les enfants sont rois », Delphine DE VIGAN : inquiétante enquête autour de l’exploitation des enfants sur internet (Youtube), avec une vision de l’avenir glaçante en cerise sur le gâteau. (Eveline)

« L’effet Louise », Caroline BOUDET : histoire vraie très émouvante d’une mère qui cherche une école pour sa fille trisomique. (Claudine)

« Déracinée », Tiffanie Vande Ghinste : BD très belle visuellement et touchante dans son histoire sur les problèmes rencontrés par une famille d’accueil en Belgique. (Claudine et Sophie)

Date du prochain club de lecture : vendredi 6 août à 14h30.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2021 des bibliothécaires : Autres suggestions

Les livres dont nous vous avons parlé cette semaines ne sont pas les seuls coups de cœur « arc-en-ciel » que nous avons eus cette année. Nous voulions laisser une petite place aussi aux autres histoires LGBTQIA qui nous ont fait vibrer depuis mai dernier:

La mer sans étoiles, Erin Morgenstern

« La mer sans étoiles », Erin Morgenstern, Sonatine

 » Aucune histoire ne s’achève jamais vraiment tant qu’elle continue à être racontée. « 

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu’une scène de son enfance y est décrite, il décide d’en savoir davantage. C’est le début d’une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d’histoires à préserver, quel qu’en soit le prix…

Histoire magique, qui se lit comme un conte et se vit comme une aventure.

Mers mortes, Aurélie Wellenstein

 » Mers mortes », Aurélie Wellenstein, Pockeet

Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines…, arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire.
Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme. Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.
Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

Si vous aimez les fantômes, les livres engagés et les pirates, Mers mortes est pour vous!

Les Abysses, Solomon Rivers

« Les Abysses », Solomon Rivers, Aux Forges de Vulcain

Lors du commerce triangulaire des esclaves, quand une femme tombait enceinte sur un vaisseau négrier, elle était jetée à la mer. Mais en fait, toutes ces femmes ne mouraient pas. Certaines ont survécu, se sont transformées en sirènes et ont oublié cette histoire traumatique. Un jour, l’une d’entre elles, Yetu, va le leur rappeler, dans ce roman d’émancipation, magique et réflexif, sur la condition noire et sur l’impossibilité d’une justice, en l’absence de vérité.

Cette histoire de sirènes parle des souvenirs et du poids douloureux pour qui le porte. C’est dur et beau à la fois.

Les Tentacules, Rita Indiana

« Les Tentacules », Rita Indiana, Rue de l’Echiquier

En 2027, dans une République Dominicaine ravagée par des désastres écologiques qui ont détruit toute forme de vie sous-marine et où règne une technologie ultra-développée, Acilde, adolescente de classe pauvre, est depuis peu la domestique d’Esther Escudero, une prêtresse de la Santería. Elle cherche à vendre illégalement l’anémone que possède sa patronne pour acquérir le Rainbow Bright, une drogue qui lui permettrait de changer de sexe sans intervention chirurgicale. Mais la situation dégénère et Acilde se retrouve en fuite…

Dans les années 2000, Argenis, artiste en perdition, se voit proposer une résidence artistique à Sosùa de la part d’un mécène italien, Giorgio Menicucci, qui souhaite y créer un sanctuaire marin avec sa femme, Linda.

Par un concours de circonstances, Acilde et Argenis se retrouvent en contact avec leurs vies antérieures : Acilde est propulsée en 1991 et Argenis sur un bateau flibustier du XVIIe siècle – à deux époques-clés dans l’histoire des Caraïbes. Parviendront-ils à changer le cours des choses et à empêcher les catastrophes qui ont ravagé leur pays ?

L’autrice caribéenne Rita Indiana nous livre ici un grand roman politique, décolonial et écologique, qui interroge la responsabilité du capitalisme et des gouvernements, mais aussi la dualité entre l’individualisme et le bien commun.
Les Tentacules est également un récit hybride où se mêlent les genres et les styles : la science-fiction y côtoie le réalisme merveilleux, et l’argot brut un registre littéraire raffiné.

Voici un livre étrange et angoissant qui parle d’un futur désespérant. Pour ceux qui aiment les livres qui bousculent et dérangent.

Cinq fois où mon meilleur ami m’a embrassé…, Anna Martin

« Cinq fois où mon meilleur ami m’a embrassé… », Anna Martin, MxM Bookmark

Quand vous réalisez à six ans que vous voulez épouser votre meilleur ami, la vie devrait suivre un chemin tout tracé, non ? Ou pas.
Enfant, Evan King pensait que Scott Sparrow était la personne la plus fantastique qu’il ait jamais rencontrée. À dix-sept, son béguin s’approfondit et tout lui paraît compliqué, même si Scott s’intéresse bien plus au football et aux filles qu’à jouer aux super-héros tandis que de son côté, il se concentre pour entrer en école d’art. Et puis, il y a ce baiser tardif échangé un soir de beuverie qu’il ne parviendra pas à oublier pendant dix ans…
Quand les aléas de la vie les rassemblent, l’ancienne flamme qu’Evan ressentait pour son ami et qui l’avait consumé presque toute sa vie ne tarde pas à flamboyer à nouveau, avant qu’il ne se rende compte que le cours des événements tend à se répéter une fois de plus…

Comme toujours avec cette autrice, voici une histoire d’amour douce et adorable qui remonte le moral.

Les aventures d’un apprenti gentleman (tome 1), Mackenzi Lee

« Les aventures d’un apprenti gentleman » (tome 1), Mackenzi Lee, PKJ

Monty rend tout le monde fou : les hommes, les femmes… mais surtout son père.

Jusqu’ici, personne n’a réussi à dompter Henry Montague, dit  » Monty « . Son père ne sait plus quoi faire de cet héritier volage dont les seules passions sont le jeu et la boisson, et qui aime par-dessus tout se réveiller chaque matin entre des bras différents. Cette fois pourtant, c’est décidé : après son tour d’Europe, il devra reprendre les rênes du domaine familial. Déterminé à conquérir tous les plaisirs que pourra lui offrir le Vieux Continent – ainsi que le coeur de Percy, son meilleur ami –, Monty fait fi des attentes de son père. Le voyage se transforme alors en chasse à l’homme, avec Monty dans le rôle de la proie…

Voici un roman historique YA des plus surprenants et entraînant, il y aura même des pirates dedans à un moment!

Les aventures d’une lady rebelle (tome 2), Mackenzi Lee

« Les aventures d’une lady rebelle » (tome 2), Mackenzi Lee, PKJ

De l’Écosse aux Alpes en passant par les côtes de Barbarie, c’est au tour de Felicity de prendre son destin en main !

Après le voyage rocambolesque accompli avec Monty, son frère, Felicity a désormais deux buts : éviter toute demande en mariage et étudier la médecine. Sauf qu’au xviiie siècle, il est très mal vu d’avoir de telles ambitions quand on est une femme… N’écoutant que sa bravoure, Felicity décide de traverser l’Europe pour rejoindre une expédition scientifique. Mais pour cela, elle devra faire confiance à une mystérieuse inconnue qui pourrait bien se révéler dangereuse…

Cette suite est aussi entraînante et amusante (et engagée) que la précédente, et à noter, fait TRES rare, qu’elle met en scène un personnage asexuel/aromantique. Et il y a encore des pirates (oui, c’est un bon argument de lecture)

Ce sera moi, Lyla Lee

« Ce sera moi », Lyla Lee, Hachette

Skye Shin a tout entendu. Les filles grosses ne devraient pas danser. Elles ne devraient pas porter des couleurs vives. Elles ne devraient pas attirer l’attention sur elles. Mais Skye rêve de rejoindre le monde pailleté de la K-Pop, et pour cela elle est prête à briser toutes les règles que la société, les médias et même sa propre mère ont établies pour les filles comme elle.
Skye se présente à un concours télévisé, avec à la clé un poste d’apprentie star de la K-Pop. Elle est prête à tout pour gagner, prête à affronter la fatigue des répétitions, les difficultés de la compétition, les drames de la télé-réalité. Mais rien ne l’avait préparée à la grossophobie des membres du jury, aux haters sur les réseaux sociaux… et encore moins à un rapprochement avec un de ses concurrents, Henry Cho. Pour autant, Skye n’oublie pas son objectif : devenir la première star grande taille de la K-Pop au monde. Ce qui signifie remporter la compétition… sans se perdre elle-même.

Voici un roman jeunesse autour du monde de la K-Pop qui ose la positivité et l’inclusivité à tous les niveaux et qu’est-ce que ça fait du bien!

Mes ruptures avec Laura Dean, Mariko Tamaki & Rosemary Valero-O’Connell

« Mes ruptures avec Laura Dean », Mariko Tamaki & Rosemary Valero-O’Connell, First Second

Lorsque Frédérica Riley (Freddy) est sortie avec Laura Dean, la plus populaire, drôle et attirante fille du lycée, ce fût l’un des plus beaux jours de sa vie. Depuis, tout a changé…Laura est devenue autocentrée et manipulatrice. Elle ne cesse de quitter Freddy, qui finalement revient toujours vers elle. Cette relation toxique basée sur le « je t’aime, moi non plus » est malsaine, mais c’est plus fort qu’elle, Freddy ne sait pas lutter face à l’attraction magnétique, à l’emprise que Laura exerce sur elle. Pour garder un minimum de dignité et ne pas perdre son amie qu’elle délaisse, Freddy cherchera de l’aide auprès de ses proches, d’une chroniqueuse courrier du cœur et même d’un médium. Frédérica saura-t-elle se sortir de cette fougueuse histoire qui la rend aussi malheureuse que dépendante ?

BD très belle et nécessaire qui rappelle le respect que l’on se doit, même lorsqu’on est amoureux.

La saveur du printemps, Kevin Panetta et Savanna Ganucheau

« La saveur du printemps », Kevin Panetta et Savanna Ganucheau, Jungle

Le lycée est enfin fini ! Ari meurt d’envie de déménager dans la grande ville avec sa bande d’amis et de se consacrer à la musique. Mais il doit d’abord trouver quelqu’un pour aider son père dans leur boulangerie familiale en difficulté. En interviewant les candidats, Ari rencontre Hector, un gars tranquille passionné par la cuisine.
Au fur et à mesure qu’ils se rapprochent, l’amour est prêt à fleurir… enfin, si Ari ne ruine pas tout !

Entre pâtisseries qui mettent l’eau à la bouche, choix de vie et premiers amours, entrez dans une histoire à faire fondre tous les cœurs.

Voici une BD toute douce qui plaira aux amateurs du très recommandé Heartstopper.

Toutes les fois où je me suis dit… je suis gay !, Eleanor Crewes

 » Toutes les fois où je me suis dit… je suis gay ! », Eleanor Crewes, Steinkis

Les aventures quotidiennes d’une jeune femme qui se découvre !
Ellie est une petite fille singulière. Elle porte du noir, est obsédée par le personnage de Willow dans Buffy contre les vampires et ne semble pas beaucoup s’intéresser aux garçons. Oui, parce qu’Ellie est lesbienne. Mais cela va lui prendre de nombreuses années et des coming out à répétition avant d’accepter pleinement qui elle est.

Dans Toutes les fois où je me suis dit… je suis gay ! Eleanor Crewes nous relate avec humour et tendresse sa difficulté à identifier sa sexualité, sa recherche d’identité mais aussi le difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte.

 » Nous nous formons à l’intérieur de vocabulaires que nous n’avons pas choisis et, parfois, il nous faut rejeter ces vocabulaires, ou bien en développer activement de nouveaux. « 
Judith Butler, 2015

Ne pas se fier à la couverture qui ne donne pas très envie, cette BD est vraiment touchante et très sensible, elle aborde le doute et montre une adolescente puis une adulte qui a du mal à comprendre sa sexualité et à savoir où elle se situe, chose assez rare.

Princesse Princesse, Katie O’Neill

« Princesse Princesse », Katie O’Neill , Bliss

« JE NE SUIS PAS UN PRINCE ! »

Aventurière en devenir, la princesse Amira rencontre la princesse Sadie et la libère de la tour dont elle était prisonnière. À leur grande surprise, elles vont devenir amies malgré leurs différences. Sur les routes du royaume, Sadie et Amira vont joindre leurs forces pour déjouer les plans de la sorcière qui a emprisonné Sadie et l’humilie constamment.

Rejoignez Sadie et Amira, deux princesses très différentes, dans leur aventure pour s’accepter telles qu’elles sont et écrire leur propre conte de fées.

Voici une BD jeunesse drôle et encourageante, pleine de girl power et d’amour tout doux!

La Baie de l’Aquicorne, Katie O’Neill

La Baie de l’aquicorne, Katie O’Neill, Oni Press

Quand Lana et son père retournent dans leur village natal pour aider à nettoyer les débris d’une grosse tempête, Lana se rend compte à quel point l’océan – et la présence rassurante de sa tante – lui ont manqué.
Alors qu’elle explore la plage, elle découvre quelque chose d’incroyable : une petite créature semblable à un hippocampe. Lana va le secourir et le soigner avec l’aide de sa tante Mae.
Quand une seconde tempête menace le village, Lana va devoir remettre en question le mode de vie des villageois pour protéger le récif corallien et défendre les aquicornes…

Encore une BD jeunesse de cette autrice qu’on adore à la bibli, cette fois sur l’écologie et la mer (un petit bémol toutefois sur le raisonnement aberrant pour la végétarienne que je suis mais le reste est chou).

Princesse Pimprenelle se marie, Brigitte Minne et Trui Chielens

Princesse Pimprenelle se marie, Brigitte Minne et Trui Chielens

Les parents de la princesse Pimprenelle la présentent à une foule de princes, espérant qu’elle y trouve l’élu de son cœur. Mais la jeune femme tombe amoureuse de la princesse Aliénor. Un album sur l’amour, la tolérance, l’homoparentalité et la parentalité.

Album tout doux tout chou sur une princesse qui veut épouser une autre princesse.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2021 des bibliothécaires : « Le génie lesbien », Alice Coffin

« Le génie lesbien », Alice Coffin, Grasset

De quoi ça parle?

« Enfant, je m’imaginais en garçon. J’ai depuis réalisé un rêve bien plus grand : je suis lesbienne. Faute de modèles auxquels m’identifier, il m’a fallu beaucoup de temps pour le comprendre. Puis j’ai découvert une histoire, une culture que j’ai embrassées et dans lesquelles j’ai trouvé la force de bouleverser mon quotidien, et le monde. »

Journaliste dans un quotidien pendant plusieurs années, la parole d’Alice Coffin, féministe, lesbienne, militante n’a jamais pu se faire entendre, comme le veut la sacro-sainte neutralité de la profession. Pourtant, nous dit-elle, celle-ci n’existe pas.

Dans cet essai très personnel, Alice Coffin raconte et tente de comprendre pourquoi, soixante-dix ans après la publication du Deuxième sexe, et malgré toutes les révolutions qui l’ont précédé et suivi, le constat énoncé par Simone de Beauvoir, « le neutre, c’est l’homme », est toujours d’actualité. Elle y évoque son activisme au sein du groupe féministe La Barbe, qui vise à « dénoncer le monopole du pouvoir, du prestige et de l’argent par quelques milliers d’hommes blancs. » Elle revient sur l’extension de la PMA pour toutes, sur la libération de la parole des femmes après #Metoo ; interroge aussi la difficulté de « sortir du placard ». Et sans jamais dissocier l’intime du politique, nous permet de mieux comprendre ce qu’être lesbienne aujourd’hui veut dire, en France et dans le monde.

Combatif et joyeux, Le génie lesbien  est un livre sans concession, qui ne manquera pas de susciter le débat.

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Pourquoi ce livre?

Alice Coffin part de son expérience en tant que journaliste lesbienne pour analyser la manière dont les médias français traitent les communautés, pour ensuite s’intéresser à un tableau plus large et intersectionnel, où se retrouvent des problématiques féministes, d’autres lesbiennes, souvent les deux à la fois. C’est aussi intéressant que glaçant et nécessaire, qu’on soit ou non lesbienne, qu’on soit ou non femme. Rien de polémique ici contrairement à ce que certains n’ayant sûrement pas lu cet essai ont voulu faire croire, l’autrice ne fait que dénoncer des injustices. A découvrir.

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On en parle chez Quoi de meuf (audio), sur Toute la culture et sur Manifesto 21.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2021 des bibliothécaires : « Mes deux mamans », Bernadette Green & Anna Zobel

« Mes deux mamans », Bernadette Green & Anna Zobel, Talents hauts

De quoi ça parle?

Elvi a deux mamans. Son ami Nicolas l’interroge : « C’est laquelle, ta vraie maman ? » Une question d’enfant maladroite (que pourrait aussi poser un adulte…), à laquelle Elvi répond avec humour et astuce. Sa vraie maman est celle qui a les cheveux bruns (« Elles sont toutes les deux les cheveux bruns ! » rétorquera Nicolas), elle est pirate, tricoteuse de hamac, manucure pour dragons ou dévoreuse de spaghettis. Une démonstration par l’absurde portée par des illustrations tendres et chaleureuses, qui prouvera si besoin est que ce qui unit vraiment une famille, c’est l’amour.

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Pourquoi ce livre?

Voici un album jeunesse qui plaira aux tout petits comme aux plus grands où un enfant discute avec son ami.e de ses deux mamans et essaient de lui expliquer qu’elles sont toutes les deux ses « vraies » mamans. C’est amusant et ça explique subtilement mais efficacement qu’un couple de deux parents de même genre est pareil à un couple de parents de genres différents. A faire lire à tous, parents comme enfants!

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On en parle aussi chez Télérama et chez Opalivres et si le sujet de l’homoparentalité traité dans les livres jeunesse vous intéresse, vous pourrez trouver une liste assez complète d’albums et romans jeunesse sur le sujet chez Materalbum.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2021 des bibliothécaires : « Le cercle du Dragon-Thé », Katie O’Neill

Le Cerlce du Dragon-Thé, Katie O’Neill, Bliss

De quoi ça parle?

Greta, apprentie forgeronne, découvre une petite créature perdue sur la place du marché. En ramenant le dragon-thé chez lui, elle va rencontrer les deux propriétaires du salon de thé : Hesekiel et Erik. Ces derniers vont alors l’initier à l’art délicat du soin des dragons-thé. Tandis qu’elle se lie d’amitié avec eux et avec la timide Minette, Greta va découvrir l’étendue de cet art et comment les dragons-thé enrichissent leurs vies.
Un conte de fées envoûtant autour de Greta et de sa découverte du monde enchanteur des dragons-thé.

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Pourquoi ce livre?

Besoin de douceur, de retrouver fois en l’humanité et de découvrir des personnages aussi divers qu’attachants? Cette BD est pour vous. Elle nous emmène dans un monde où la magie affleure, où les dragons existent et où les gens sont libres d’être qui ils veulent. C’est adorable et ça fait tellement de bien. A mettre entre toutes les mains, petites comme grandes!

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On en parle chez Sens critique, chez Comics have the power et chez Planète BD.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2021 des bibliothécaires : « Tout ce qui reste de nous », Rosemary Valero-O’Connell

« Tout ce qui reste de nous », Rosemary Valero-O’Connell, Dargaud

De quoi ça parle?

Trois histoires de science-fiction ou de « speculative fiction » qui racontent la perte, le sentiment de fin, l’importance des souvenirs, dans des mondes crépusculaires ou en danger de mort. Voyage dans une autre dimension, accident d’un vaisseau spatial, fable sur la fin d’un monde, ces récits particulièrement émouvants proposent une approche spirituelle des questionnements actuels sur le progrès et la fin du monde, et les conséquences sur nos sentiments.

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Pourquoi ce livre?

Les superbes dessins de Rosemary Valero-O’Connell m’avaient déjà séduite dans le très bon « Mes ruptures avec Laura Dean » (on vous en reparle samedi), ici c’est encore plus la capacité de l’autrice à nous raconter des histoires d’une beauté mélancolique et glauque qui m’a complètement emportée. Nous retrouvons trois récits sur la mémoire, l’amour, l’oubli, ce dans des univers qui voguent entre science-fiction et fantastique. C’est doux, c’est tendre, c’est triste. C’est beau.

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On en parle aussi chez Sens Critique (avis de BlueX), chez Le Suricate et sur Ligne claire.

Coups de cœur « arc-en-ciel » 2021 des bibliothécaires : « Autobiographie du rouge », Anne Carson

« Autobiographie du rouge », Anne Carson, L’Arche

De quoi ça parle?

Géryon, monstre ailé aux fêlures profondément humaines, livre les fulgurances de sa passion dans son autobiographie. Le jeune Héraclès embrase son cœur et l’abandonne au désespoir amoureux, avant de resurgir dans sa vie, des années plus tard, pour une traversée de l’Amérique du Sud. Tout à la fois rhapsodie, roman initiatique, journal intime, portrait d’artiste, épopée lyrique et carnet de voyage, Autobiographie du rouge tisse les séquences d’une initiation à l’amour qui est aussi l’éruption d’une sensibilité artistique, affranchies des conventions narratives de la tradition lyrique. Mêlant singulièrement distance et empathie, Anne Carson explore les méandres du sentiment amoureux, affirmant la tragique beauté du monstrueux et la fureur d’un désir rebelle à toute norme. Une écriture d’une modernité radicale, merveilleusement troublante.

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Pourquoi ce livre?

« Autobiographie du rouge » est un poème narratif d’une beauté brute et élégante à la fois. Anne Carson reprend des figures mythologiques pour les faire vivre à notre époque, en leur donnant une vie qui débute banalement mais qui deviendra d’une intensité incroyable. Géryon, jeune garçon perdu, deviendra fou d’amour pour le superbe Héraclès qui l’aidera à se révéler à lui-même. C’est beau, c’est fou, c’est volcanique. A découvrir absolument!

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On en parle aussi sur Le fil rouge, chez Cultures sauvages et chez Fairy Stelphique.