Les coups de cœur du club de lecture n°39 – avril 2017

Coups coeur club 39

 

« L’attaque de la boulangerie », Geoffrey Delinte & Haruki Murakami : histoire aussi belle que les illustrations qui l’accompagnent. (Claudine)

« Toutes ces grandes questions sans réponse », Douglas Kennedy : interrogations philosophiques prenantes. (Raphaël)

« Danse au bord de l’abîme », Grégoire Delacourt : Histoire facile à lire dans des lieux connus des amateurs de Lille et de ses environs. (Nicole)

« Dieu », Frédéric Lenoir : réflexions très intéressantes autour de la figure de dieu. (Yolande)

« Marcher tout droit, tourner en rond », Emmanuel Venet : un adulte Asperger dénonce le ridicule de notre société. (Claudine)

« Dossier 64 », Jussi Adler-Olsen : thriller haletant sur des femmes internées et stérilisées de force. (Raphaël)

« Carole », Patricia Highsmith : superbe histoire d’amour entre deux femmes pendant les années 50-60 (Raphaël)

« L’âme du monde », Frédéric Lenoir : conte initiatique et philosophique sur le sens de l’existence. (Yolande)

« Le nymphéa noir », Michel Bussi : roman coup de génie qui mérite sa bonne réputation. (Claudine)

« Le vrai sexe de la vraie vie », Cy. : BD parfaite pour expliquer et montrer ce qu’est le sexe consentant et adulte dans une société régie par l’imaginaire porno. (Sophie)

« American Gods », Neil Gaiman : intrigante histoire autour de différente mythologie affrontant les dieux des anciennes croyances aux nouveaux dieux que sont l’économie, la télé, etc. (Yolande)

« Opération pantalon », Cat Clarke : charmante histoire d’une rebellion d’un garçon trans forcé de porter des jupes. (Sophie)

« City on fire », Garth Risk Hallberg : différents personnages dont les destins s’entremêlent de manière intéressante.  (Yolande)

« Ce que tient ta main droite t’appartient », Pacal Manoukian : ancien reporter de guerre, l’auteur dénonce et explique les injustices du monde. (Yolande)

 

Date du prochain club de lecture : samedi 6 mai 2017

Coups de cœur BD mars 2017 – « Morgane » de Kansara & Fert

Morgane kansara Fert

La légende arthurienne a été lue et relue jusqu’à plus soif par la moitié des auteurs de cette planète. Au moins. Il faut donc aller chercher vraiment loin pour apporter une vision unique et différente de celle-ci. C’est pourtant ce que réussissent à faire Simon Kansara et Stéphane Fert dans « Morgane », BD qui se penche sur le personnage éponyme. Les auteurs nous font découvrir une femme intelligente, ambitieuse, effrayante et pourtant touchante.

L’entre-deux, le côté trouble sans être machiavélique est rare chez les personnages féminins auxquel on réserve habituellement peu de nuances entre « gentilles » et « méchantes ». Nous ne pouvons donc qu’exulter lors de la rencontre d’une femme ni réellement bonne, ni tout à fait mauvaise dans un roman ou une BD. La Morgane de Fert et Kansara sait ce qu’elle veut, va loin pour l’obtenir mais a la capacité de remettre en question ses actions et de réfléchir à ce qu’elle est prête à faire pour le pouvoir. Elle semble odieuse de prime abord, elle se complexifie au fil des pages et de l’histoire.

Mais la beauté du personnage féminin mis en avant dans cette geste arthurienne différente n’est pas la seule qualité de « Morgane ». Il nous faut également évoquer le travail graphique incroyable qui séduit immédiatement et le traitement des couleurs vraiment intéressant et recherché. Visuellement, cette BD en jette, et pas qu’un peu. Soyons clairs là-dessus.

« Morgane » est donc une BD aussi riche visuellement que scénaristiquement et on en redemande. Encore!