Bibliothécaire d’un soir « OFF » au Humble Coffee #1 : les choix de Fred Druart

Les « Bibliothécaire d’un soir » se délocalisent pour un soir au Humble Coffee (L’oiseau rare à Tournai). Samedi 2 février, Fred Druart, dessinateur BD (« Tout le plaisir est pour moi » chez Glénat) et professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, est venu nous y rejoindre pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés (vu le nombre, nous ne mettrons que les titres).

Bibliothécaire d'un soir OFF au Humble Coffee Fred Druart

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Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. Vous pouvez retrouver le podcast ici: https://frama.link/sibiblio
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Romans :

– « Chanson de la neige silencieuse », Hubert Selby Jr

– « La Bête contre les murs », Edward Bunker

– « Envoie moi au ciel Scotty », Michael Guinzburg

– « Bunker », Serge Brussolo

– « L’univers en folie », Fredric Brown

– « Ravachol et les Anarchistes », Jean Mitron

– « Texas Tip », Joe R. Lansdale

– « Vamps », Norman Spinrad

– « Éloge de la fuite », Henri Laborit

BD :

– « Alack Sinner », Munôz-Sampayo

– « L’art de Jean-Claude Forest – Chiens », Ralph Steadman

– « Le contrat », Will Eisner

– « The Drawing of Heinrich Kley – Sous le signe du Capricorne », Hugo Pratt

– Norman Saunders

 

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Bibliothécaire d’un soir #7: les choix de Marc Ysaye

Les « Bibliothécaire d’un soir » continuent en 2019! Pour la septième rencontre, vendredi 22 février 2019, c’est Marc Ysaye, chanteur du groupe rock Machiavel, ancien directeur de Classic 21 et grand connaisseur de l’histoire du rock qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés.

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Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. Vous pouvez retrouver le podcast ici: https://frama.link/sibiblio
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– « Da Vinci Code », Dan Brown

Da vinci code de Dan Brown livreEnfermé dans la Grande Galerie du Louvre, Jacques Saunière n’a plus que quelques instants à vivre. Blessé mortellement, le conservateur en chef va emporter son secret avec lui. Il lui reste cependant un mince espoir de ne pas briser cette chaîne ininterrompue depuis des siècles. Mais il lui faut agir vite. Une seule personne au monde peut prendre la relève, décrypter le code et être traquée à son tour…
De passage à Paris, Robert Langdon, professeur à Havard et spécialiste de symbologie, est appelé d’urgence au Louvre, en pleine nuit. Jacques Saunière, le conservateur en chef a été retrouvé assassiné au milieu de la Grande Galerie.
Au côté du cadavre, la police a trouvé un message codé. Langdon et Sophie Neveu, une brillante cryptographe membre de la police, tentent de le résoudre. Ils sont stupéfaits lorsque les premiers indices le conduisent à l’œuvre de Léonard de Vinci. Ils découvrent également que Saunière était membre du Prieuré de Sion, une société secrète dont avaient fait partie Nexton, Boticelli, Léonardo da Vinci, Victor Hugo, et qu’il protégeait un secret millénaire.
L’enquête de nos deux héros les entraînera à travers la France et le Royaume-Uni, non seulement pour chercher une vérité longtemps cachée concernant la Chrétienté, mais également pour échapper à ceux qui voudraient s’emparer du secret. Pour réussir, il leur faut résoudre de nombreuses énigmes, et vite, sinon le secret risque d’être perdu à tout jamais.

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– « Le Silence des Agneaux », Thomas Harris

Le silence des agneaux par Thomas Harris livreLe « Silence des Agneaux » nous porte aux limites incertaines du génie et de la monstruosité, de la perversion et des manipulations mentales : seule avec sa peur, Clarice Starling, jeune agent du FBI, descend dans les enfers de la folie criminelle.
Entre Hannibal le Cannibale et Buffalo Bill, elle mène une chasse à mort où la logique de la démence entraîne au-delà de la terreur.

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– « Les hommes de l’ombre », Claire Allard

Les hommes de l'ombre de Claire Allard livreLes techniciens du spectacle ne sont pas tout à fait des travailleurs comme les autres. Ils ont des horaires compliqués, commencent souvent très tôt pour finir très tard. Ils peuvent enchaîner dix-huit heures d’affilée et n’avoir que quelques heures pour dormir avant le montage du spectacle suivant. Ils ne sont pratiquement jamais libres le week-end, rarement en soirée, ce qui rend la vie de famille difficile. Et pour un salaire souvent loin d’être à la hauteur des heures effectuées.

Plus ici.

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– « Inside Out : a personal history of Pink Floyd », Nick Mason

pink Floyd par Nick Mason livre belle éditionPendant quarante ans, Pink Floyd a dominé le monde du rock par la créativité et la richesse de ses albums. Seul membre du groupe à avoir suivi toute l’aventure, Nick Mason livre une histoire riche de souvenirs intimes, agrémentée de témoignages d’autres acteurs qui ont vécu cette fabuleuse épopée. De la naissance du groupe dans les années 1960, à la mise au point du célèbre « son Pink Floyd », en passant par les pressions et les conflits internes, Nick Mason offre un récit unique sur l’histoire du mythique groupe de rock.

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– « Woodstock: three days that rocked the world », edited by Mike Evans and Paul Kingsbury

woodstock three days that changed the world bookµIl a défini une génération, exemplifié une ère: Woodstock n’a ressemblé à rien de ce qui l’a précédé, ou suivi. Revivez ce moment et retournez dans le jardin avec ce livre qui raconte jour par jour, action par action tout ce qui s’est passé à la ferme des Yasgur. Ce livre est découpé en trois parties: les Origines, l’Événement et les Conséquences. Il comprend des interviews et des citations de ceux qui étaient sur place ainsi que beaucoup de photos et de dessins souvenirs. « Woodstock » est l’ultime célébration de ce point de repère de l’histoire culturelle moderne.

Bibliothécaire d’un soir #6: les choix de Myriam Leroy

Pour notre sixième édition de « Bibliothécaire d’un soir », vendredi 28 décembre et donc la dernière de 2018, c’est Myriam Leroy, autrice d’« Ariane » aux éditions Don Quichotte, dramaturge, présentatrice radio et journaliste qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lectrice. Voici les titres qu’elle nous a présentés.

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Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. A noter qu’en plus de pouvoir retrouver le podcast sur la page d’Audioville (Soundcloud), notre partenaire, ainsi que sur iTunes depuis peu, vous pouvez aussi écouter la rencontre sur Youtube (juste le son, nous ne faisons pas d’enregistrement vidéo):

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– « King Kong Théorie », Virginie Despentes

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– « La honte », Annie Ernaux

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– « Un roman russe », Emmanuel Carrère

La folie et l’horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j’ai écrits ne parlent de rien d’autre. Après L’Adversaire, je n’en pouvais plus. J’ai voulu y échapper. J’ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête.myriam 03L’enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l’automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration.

C’est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille. Pour exorciser ce fantôme, j’ai suivi des chemins hasardeux. Ils m’ont entraîné jusqu’à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu’il arrive quelque chose.

Et quelque chose est arrivé : un crime atroce. La folie et l’horreur me rattrapaient. Elles m’ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse.

J’ai écrit pour la femme que j’aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et notre amour.

C’est de cela qu’il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s’y prend pour nous répondre.

 

– « Pastorale américaine », Philip Roth

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– « Pascal Brutal », Riad Sattouf

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Le prochaine bibliothécaire d’un soir sera Marc Ysaye, qui viendra nous parler des livres qui l’ont marqué vendredi 22 février à 18h (attention, changement de l’heure habituelle).

 

Bibliothécaire d’un soir #5: les choix d’Emmanuel Régniez

Pour notre cinquième édition de « Bibliothécaire d’un soir », vendredi 26 octobre, c’est Emmanuel Régniez, auteur de « Notre Château » aux éditions Le Tripode et libraire à la très belle librairie Ptyx de Bruxelles, qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés.

Emmanuel Régniez bibliothécaire d'un soir

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Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. A noter qu’en plus de pouvoir retrouver le podcast sur la page d’Audioville (Soundcloud), notre partenaire, vous pouvez aussi écouter la rencontre sur Youtube (juste le son, nous ne faisons pas d’enregistrement vidéo):

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– « Le Grand Meaulnes », Alain-Fournier

À la fin du XIXe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès Emmanuel Régniez 01de ses parents instituteurs une longue maison rouge – l’école du village -, attend la venue d’Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu’il suive le cours supérieur : l’arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l’enfance finissante de François… Lorsqu’en 1913 paraît le roman d’Alain-Fournier, bien des thèmes qu’il met en scène – saltimbanques, fêtes enfantines, domaines mystérieux – appartiennent à la littérature passée, et le lecteur songe à Nerval et à Sylvie. Mais en dépassant le réalisme du XIXe siècle pour s’établir, entre aventure et nostalgie, aux frontières du merveilleux, il ouvre à un monde d’une sensibilité toujours frémissante, et qui n’a pas vieilli.

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– « Maitres anciens », Thomas Bernhard

Dans le Kunsthistorisches Museum, à Vienne, Atzbacher, le narrateur, a rendez-vous Régniez 02avec Reger, le vieux critique musical. Atzbacher est arrivé une heure à l’avance pour observer Reger, déjà installé dans la salle Bordone, assis sur la banquette qu’il occupe chaque matin depuis dix ans, face à L’Homme à la barbe blanche du Tintoret. Pendant une heure, le narrateur se rappelle les citations de Reger ou des conversations portant sur lui. Dans un deuxième temps, qui commence à l’heure précise du rendez-vous, c’est la parole même de Reger qui résonne dans la salle Bordone, comme sous l’effet d’une nécessité vitale. Sur le mode de la diatribe, variant avec fureur et allégresse se succèdent les thèmes (qui sont des cibles) chers à Bernhard dans cette comédie (le sous-titre de l’oeuvre) qui n’est autre que celle de l’art, des artistes, des écrivains, des compositeurs… Aux exagérations coutumières, l’auteur ajoute le mauvais goût des Hasbourg, l’institution des musées, l’autorité des maîtres anciens, l’enfance, les toilettes viennoises, les journaux, les femmes de ménage, Beethoven… Des imprécations, en une langue exaltante et libératrice, qui finissent toujours par forcer le rire au bout du désespoir. –Céline Darner

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– « Délai de grâce », Adelheid Duvanel

Chacune des très courtes proses qui composent ce recueil met en scène un personnage « différent ». Une enfant attardée lors de la rentrée des classes. Une jeune femme dont les Emmanuel 01parents ont obtenu la garde de sa fille. Un vieil homme dans un hospice. Un SDF. Tous sont ce que l’on pourrait nommer des êtres dérangés, radicalement autres, des « inaptes à la vie » dont le seul maintien dans le monde qui les entoure tient du défi permanent ou du miracle.

Grolo voulait acheter des cartouches pour son stylo à encre, mais le mot « cartouche » ne lui revenait pas à l’esprit, aussi écrivait-il au stylo à bille.

En une page, une page et demi, rarement plus, Adelheid Duvanel parvient à nous enserrer dans ces vies bancales et à nous les rendre proches. Et, en nous permettant de percevoir l’équilibre fragile qui les rend malgré tout possibles, elle nous renvoie subtilement à nos propres tâtonnements. Maîtresse incontestée de la forme courte, elle est parvenue à conjuguer dans un même écrin l’extraordinaire originalité du regard « différent » (qu’il soit celui de l’enfant, du « dérangé » ou du rêveur) et la rigueur pointilliste d’une conteuse hors pair.

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– « Le train », Georges Simenon

Emmanuel 02Quand je me suis éveillé, les rideaux de toile écrue laissaient filtrer dans la chambre une lumière jaunâtre que je connaissais bien. Nos fenêtres, au premier étage, n’ont pas de volets. Il n’y en a à aucune maison de la rue. J’entendais, sur la table de nuit, le tic-tac du réveille-matin et, à côté de moi, la respiration scandée de ma femme, presque aussi sonore que celle des patients, au cinéma, pendant une opération. Elle était alors enceinte de sept mois et demi.

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– « A la Recherche du temps perdu », Marcel Proust

«Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de Emmanuel 04madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté… Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur goutelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »

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– « Nous avons toujours vécu au château », Shirley Jackson

Emmanuel 06« Je m’appelle Mary Katherine Blackwood. J’ai dix-huit ans, et je vis avec ma sœur, Constance. J’ai souvent pensé qu’avec un peu de chance, j’aurais pu naître loup-garou, car à ma main droite comme à la gauche, l’index est aussi long que le majeur, mais j’ai dû me contenter de ce que j’avais. Je n’aime pas me laver, je n’aime pas les chiens, et je n’aime pas le bruit. J’aime bien ma sœur Constance, et Richard Plantagenêt, et l’amanite phalloïde, le champignon qu’on appelle le calice de la mort. Tous les autres membres de ma famille sont décédés. »

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La prochaine bibliothécaire d’un soir sera Myriam Leroy, qui viendra nous parler des livres qui l’ont marqué vendredi 28 décembre à 19h.

Bibliothécaire d’un soir #2: les choix de Michel Dufranne

Pour notre deuxième édition de « Bibliothécaire d’un soir » (avec un peu de retard), vendredi 27 avril dernier, c’est Michel Dufranne, auteur, éditeur, chroniqueur et autres mots en « eur », qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés.

Michel Dufranne bibliothécaire d'un soir

Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. A noter qu’en plus de pouvoir retrouver le podcast sur la page d’Audioville (Soundcloud), notre partenaire, vous pouvez aussi écouter la rencontre sur Youtube (juste le son, nous ne faisons pas d’enregistrement vidéo):

 

– « Des Fleurs pour Algernon », Daniel Keyes

Algernon est une souris de laboratoire, Charlie Gordon un simplet employé aux médiocres beDufranne 1.jpgsognes. Tous deux vont emprunter, grâce à une découverte du docteur Strauss et du professeur Nemur, le chemin vers l’intelligence. Suivi par la psychologue Alice Kinnian dont il tombe rapidement amoureux, Charlie va faire de grands progrès sur le plan intellectuel. Ainsi, au terme du troisième mois de traitement, il consigne dans son journal, originellement intitulé CONTE RANDU : J’ai téléphoné à Landsdoff au New Institute for Advanced Study, au sujet de l’utilisation des paires d’ions produites par effet photo-nucléaire, pour des recherches exploratoires en biophysique. La progression est fulgurante. Mais le plus dur est à venir, et la découverte du monde qui l’entoure sera sans concession.

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– « L’Orange mécanique », Anthony Burgess

Le décor inquiétant de cette fable anti-utopique, nous le connaissons bien : c’est celui de la banlieue concentrationnaire qui va recouvrir Dufranne 2peu à peu la surface habitable de la planète. Une immense zone urbaine d’ennui, de désolation et de peur.

Sur ce monde déshumanisé et ses habitants asservis, Alex, le voyou au charme pervers féru de musique classique et de langues anciennes, entend régner par la violence et la terreur. A la tête de sa horde adolescente, il matraque, viole, brûle, torture, et s’acharne à détruire une société programmée pour le bonheur et le progrès.

Archange du Mal à l’état pur, il hante à jamais les pages cruelles de cet inoubliable thriller métaphysique.

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– « Cyrrus/Mil », Andreas

Dufranne 31924. Cyrrus Foxe, archéologue, découvre un temple mystérieux. Il ignore qu’en le violant, il va ouvrir les barrières du temps et libérer une entité maléfique qui y est emprisonnée. C’est alors que commence, pour le chercheur, une histoire où présent et passé se mêlent jusqu’à remonter aux sources du temps… ‘uvre majeure d’Andreas, Cyrrus-Mil est ici rééditée en un seul volume au sein duquel les chapitres ont été réorganisés et de nouvelles pages ajoutées.

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– « V pour Vendetta », Alan Moore & David Lloyd

Dufranne 41997, une Angleterre qui aurait pu exister… Dirigée par un gouvernement fasciste, le pays a sombré dans la paranoïa et la surveillance à outrance. Les « ennemis politiques » sont invariablement envoyés dans des camps et la terreur et l’apathie règnent en maître. Mais un homme a décidé de se dresser contre l oppression. Dissimulé derrière un masque au sourire énigmatique, il répond au nom de V : V pour Vérité, V pour Valeurs… V pour Vendetta!

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– « Un tueur sur la route », James Ellroy

«  Il existe une dynamique dans la mise en œuvre de l’horreur: servez la garnie d’hyperboles fleuries, et la distance s’installe même si la terreur est présente, puis branchDufranne 5ez tous les feux du cliché littéral ou figuratif, et vous ferez naître un sentiment de gratitude parce que le cauchemar prendra fin, un cauchemar au premier abord trop horrible pour être vrai. Je n’obéirai pas à cette dynamique. Je ne vous laisserai pas me prendre en pitié. Charles Manson, qui déblatère dans sa cellule mérite, lui, la pitié ; Ted Bundy, qui proteste de son innocence pour que les femmes solitaires lui écrivent, mérite le mépris. Je mérite crainte et respect pour être demeuré inviolé jusqu’au bout du voyage que je vais décrire, et puisque la force de mon cauchemar interdit qu’il prenne fin un jour, vous me les offrirez. « 

Ainsi parle Martin Michael Plunkett, âgé de 35 ans, coupable de plusieurs dizaines de meurtres sexuels couvrant tout le territoire des Etats-Unis sur une période de dix années. Avec un tueur sur la route, James Ellroy s’est attaché à faire le portrait, de « l’intérieur », d’un « serial killer « .

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– « Le cauchemar d’Innsmouth », Howard Phillips Lovecraft

Innsmouth… C’est le hasard qui m’y conduisit, durant cet été où je fêtais ma majorité en Dufranne 6parcourant la Nouvelle-Angleterre. Je voulais me rendre à Arkham, mais le prix du billet de train me fit hésiter. C’est alors que l’employé des chemins de fer me parla de ce vieil autobus, que presque personne n’empruntait parce qu’il passait par Innsmouth… Mais pourquoi les gens évitaient-ils cet ancien port de pêche, comme si ses habitants avaient la peste ? Après cette horrible nuit que je passai là-bas, je compris. Je réussis pourtant à m’échapper, de justesse. Était-ce vraiment une chance ? J’ignorais alors que le cauchemar ne faisait que commencer…

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Le prochain bibliothécaire d’un soir qui a suivi Michel Dufranne était Jean-Marc Ceci, dont vous pouvez trouver les choix ici.

Bibliothécaire d’un soir #4: les choix de Léonie Bischoff

Pour notre quatrième édition de « Bibliothécaire d’un soir » , vendredi 31 août dernier, c’est Léonie Bischoff, autrice/dessinatrice de BD énergique et fascinante qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lectrice. Voici les titres qu’elle nous a présentés.

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Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. A noter qu’en plus de pouvoir retrouver le podcast sur la page d’Audioville (Soundcloud), notre partenaire, vous pourrez maintenant aussi écouter la rencontre sur Youtube (juste le son, nous ne faisons pas d’enregistrement vidéo):

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1. « Journal de l’amour », Anaïs Nin

Ce journal de l’Amour ne fut pas simplement pour Anaïs Nin (1903-1977) le confident de ses aventures et le témoin de ses rencontres. Elle en fit aussi le complice des « mensonges héroïques » (l’expression est d’elle) destinés à ceux qu’ une vérité sans fard eût blessés. C’est pourquoi sans doute il fallut attendre si longtemps la publication de la « version non expurgée « . La période couverte ici est celle des années 1932-1939, la plus riche et la plus intense de son existence.
On y trouvera, en grand nombre, les portraits pris sur le vif des artistes et des écrivains célèbres qu’elle croisa, notamment dans ses années parisiennes, de James Joyce à Marcel Duchamp , de Brassai à Antonin Artaud, mais on y découvrira également un modèle inégalé d' » auto fiction  » mêlant avec un art souverain aveux et phantasmes. C’est cette étonnante composition qui fait d’Anaïs Nin l’une des figures les plus singulières de la littérature américaine contemporaine.

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2. « Journal de la création », Nancy Huston

Pendant des millénaires, tout paraissait simple : aux hommes la création, aux femmes la procréation ; aux hommes l’esprit et aux femmes le corps. L’émancipation féminine a bousculé cette distribution des rôles et mis à mal des métaphores séculaires : la muse féminine, l’œuvre d’art comme amante ou comme “enfant” de l’artiste…
Mais trouver un nouveau modus vivendi n’est pas facile pour autant. Mettant à profit une certaine et curieuse forme de clairvoyance liée, dans son esprit, aux métamorphoses de son corps de femme enceinte, Nancy Huston s’est penchée sur les histoires souvent douloureuses de Sand et Musset, Virginia et Leonard Woolf, Scott et Zelda Fitzgerald, Sartre et Beauvoir… Le récit de ses recherches sur les couples d’écrivains et le journal de sa propre grossesse se croisent, se répondent et se complètent pour évoquer les mystères de l’amour, de l’inspiration, du couple et de la création.

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3. « Sauvage ou La sagesse des pierres », Thomas Gilbert

Sauvage ! Mousse et humus, ronces et rocs, pluie et vent, soleil brûlant sur peau tannée, se nourrir de rien, marcher, nue, à s’en couper les pieds, mordre la chair vivante, boire l’eau croupie, devenir celle qui vit enfin… Et retrouver la sagesse des pierres.

 

 

 

 

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4. « Comme un frisson », Aniss El Hamouri

Renata est une jeune fille mal dans sa peau. Depuis quelques temps, elle ressent d’étranges frissons qui se révèlent être une sorte de pouvoir : elle pressent les menaces. Malgré ce don, elle n’a pas pu prévenir le vol de son ordinateur. Au hasard d’une soirée, elle retrouve les voleurs mais les deux compères ne lui rendent pas de suite son précieux bien : commence alors un jeu vicieux de chantage et de mise en confiance, une aventure entre marginaux qui, chacun à leur manière, cherchent leur place.

 

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comme un frisson détail

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5. « Big Kids », Michael DeForge

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Big kids détails

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Ces livres, ainsi que ce de l’autrice, sont disponibles au prêt.

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Le prochain bibliothécaire d’un soir sera Emmanuel Reignez, qui viendra nous parler des livres qui l’ont marqué vendredi 26 octobre à 19h.