Lisez-vous le belge – les BD: 1. La grande métamorphose de Théo de Marzena Sowa et Geoffrey Delinte

« La grande métamorphose de Théo » par Marzena Sowa et Geoffrey Delinte chez La Pastèque

De quoi ça parle?

​Alors que Théo se demande ce que cela ferait d’être un oiseau, le voilà qui se retrouve tout-à-coup métamorphosé en moineau. Et il n’est pas le seul : à l’école, il remarque qu’une fille, Louise, est devenue un moustique ; et qu’un garçon, Michel, s’est changé en lion. Les autres ne semblent pas s’apercevoir de leur nouvelle apparence, ni leurs professeurs ni leurs parents, mais eux peuvent désormais voir tous les gens qui ont subi la même transformation. De nouveaux liens d’amitié se créent, et ensemble, ils vont chercher à découvrir comment cette métamorphose est arrivée, et comment faire rentrer les choses dans l’ordre. Si toutefois cela est possible… 

Pourquoi le lire?

Parce qu’en ces temps, un peu de douceur, ça ne peut pas faire de mal. « La grande métamorphose de Théo » est une histoire toute tendre et adorable sans être pour autant niaise. Elle aborde des sujets sérieux via l’angle fantastique et plaira autant aux plus jeunes qu’aux adultes qui pourront y trouver une dimension supplémentaire qui leur fera lire cette histoire différemment.

Et puis on adore tous Geoffrey, donc on peut la lire aussi juste pour lui. 😉

A noter que cette BD est sélectionnée pour différents prix: la Petite Fureur (bien belge), le prix des libraires du Québec ainsi que le prix des écoles pour le festival d’Angoulême.

Mais qu’est-ce qui est belge dans tout ça?

La Pastèque est peut-être un éditeur canadien, Geoffrey Delinte n’en est pas moins un auteur bien de chez nous et Marzena Sowa, d’origine polonaise, a vécu jusqu’à très récemment en Belgique.

Coups de cœur BD mars 2017 – addendum: Paul a un travail d’été de Michel Rabagliati

Paul a un travail d'été de Michel Rabagliati chez La Pastèque

Au Centre de Lecture, on est des grands fans de Michel Rabagliati. C’est un auteur qui arrive à nous surprendre et à nous émouvoir avec ses récits (extra-) »ordinaires ». Nous rentrons dans le quotidien de Paul, nous découvrons des moments de sa vie et tout à coup, paf, quelque chose nous rattrape et nous ne sommes plus seulement témoins, nous revivons avec lui son histoire personnelle dans une sorte de nostalgie douce-amère qui reste encore un peu la dernière page tournée.

Dans le dernier tome des aventures de Paul acheté au Centre de Lecture, le personnage a 17 ans. Il vient de quitter l’école deux mois avant l’obtention de son diplôme suite à une vexation outrageuse de trop et se retrouve à devoir travailler. Après un bref passage dans une imprimerie, Paul trouvera par hasard une place de moniteur dans un camp de vacances. Job d’entre-deux, encore ancré dans l’enfance et pourtant lui montrant la nécessité d’adopter un comportement plus responsable, ce travail lui fera vivre des expériences ordinaires et pourtant marquantes. Et nous grandissons avec lui au fil des pages.

Ça semble simple dit comme ça. Ça l’est d’une certaine manière. Mais dans cette simplicité se cache une universalité discrètement amenée par un auteur qui arrive à nous manipuler tout en douceur. A chaque fois on se fait avoir. Et on aime ça!