Ce mois au Centre de Lecture (édition novembre 2019)

Jour de fermeture : Vendredi 1er et samedi 2 – vendredi 15 novembre

Brico-lectures, lectures et jeux (enfants) :

Mercredi 06/11 : 14h-15h : Atelier de brico-lecture – 5 à 12 ans

Mercredi 13/11 : 14h-15h : Atelier de brico-lecture – 5 à 12 ans

Samedi 16/11 : 10h : Lisons ensemble – Samen lezen – 0 à 3 ans

Mercredi 20/11 : 14h-15h : Atelier de brico-lecture – 5 à 12 ans

Mercredi 27/11 : 14h-15h : Atelier de jeux – 5 à 12 ans

 .

Clubs de Lecture et de scrabble (adultes) :

Mardi 12/11 : 14h30 : Club de lecture pour adultes

Vendredi 29/11 : 14h : Club de Scrabble

 .

Informatique (adultes) :

Jeu 28/11 : 10h-11h30 : Comment protéger son ordinateur – inscription

 .

Ecriture/dessin (adultes et adolescents) :

Samedi 09/11 : 10h-12h30 : Atelier de BD & mangas – ados et adultes

                           14h-16h30 : Dessinons ensemble

Samedi 23/11 : 10h-12h30 : Atelier de BD & mangas – ados et adultes

                           14h-16h30 : Dessinons ensemble

 .

Tout public :

Ven 29/11 : 19h : cinéclub : « Tamara Drew », Stephen Frears (comédie), 2010 – 109 min.

Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cœurs, Tamara Drewe est l’Amazone londonienne du XXIe siècle.

Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.

Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d’obscures passions et vont provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes.

                            Tamara Drew poster large

Les coups de cœur du club de lecture n°69 – octobre 2019

2019 10 69 coups coeur

« De pierre et d’os », Bérangère Cournu : beau roman qui s’inspire de l’histoire du peuple inuit. (Yolande)

« Le tao de Winnie », Benjamin Hoff : belles réflexions philosophiques sous forme de dialogues imaginés entre Winnie l’ourson et l’auteur. (Marianne)

« Pont désert », Frank Andriat : petit livre touchant sur comment trouver le bonheur. (Anne-Marie)

« La femme du Ve », Douglas Kennedy : Entre fable et cauchemar, roman noir surprenant dans un Paris inattendu. (Eveline)

« Le Procès de Miss Silence », Patricia Wentworth : histoire lente mais surprenante d’une femme injustement accusée de meurtre. (Gina)

« Glaise », Frank Bouysse : roman initiatique sur la nature qui détermine ceux qui vivent d’elles et chronique d’une année de guerre loin des champs de bataille épique et intimiste. (Jacqueline)

Spécial Eric-Emmanuel Schmitt : « Plus tard, je serai un enfant » et « Journal d’un amour perdu » : interview et journal de deuil qui révèle la relation fusionnelle de Schmitt avec sa mère. Très beau. (Claudine)

« Frantumaglia », Elena Ferrante : recueil de texte de Ferrante, lettres, entretiens et correspondance qui illustrent la démarche d’écriture. (Yolande)

« Le secret de Jeanne », Arnaud Alméras & Robin : parcours d’une vie, celle de Jeanne dont la petite fille intérieure vit en elle tout au long de ces années. Très touchant, juste, bref mais réel.  (Marianne)

« Une joie féroce », Sorj Chalandon : roman sur un quatuor de femmes qui ont le cancer et qui vont entreprendre de braquer une bijouterie. Etonnamment réjouissant. (Eveline)

« Une bête au Paradis », Cécile Coulon : Roman sombre, charnel, hypnotique et d’une grande violence qui raconte deux mondes inconciliables, la campagne et la ville. (Jacqueline)

« L’odyssée d’Hakim », Fabien Toulmé : Récit émouvant et réel d’un migrant syrien. (Claudine)

« De sang froid », Truman Capote : roman-vérité sur un meurtre et l’enquête de l’auteur à son sujet. (Yolande)

« Debout les vieux », Ondine Khayat : histoire touchante d’une femme âgée hypocondriaque. (Anne-Marie)

« Dévorer le ciel », Paolo Giordano : roman sensuel, émouvant, déchirant complexe et soutenu, comme un adieu à l’innocence et à l’enfance. (Jacqueline)

« Soif », Amélie Nothomb : histoire humoristico-philosophique mais très respectueuse de Jésus. (Claudine)

« Un arbre, un jour… », Karine Lambert :  belle histoire sur un fond d’écologie. (Claudine)

« Les yeux rouges », Myriam Leroy : récit d’un harcèlement qui provoque des bouffées d’angoisse. Beau coup de colère partagé. (Jacqueline)

« Son corps et autres célébrations », Carmen Maria Machado : recueil de nouvelles féministes et fantastiques qui marque, qui reste et qui impressionne surtout. (Sophie)

Date du prochain club de lecture à confirmer : vendredi 22 novembre 2019

Les coups de cœur du club de lecture n°68 – septembre 2019

2019 09 68

« L’indésirable », Sarah Waters : superbe roman gothique fascinant et angoissant. (Raphaël)

« La vie devant soi », E. Ajar : l’humour noir côtoie l’humanité dans ce délicieux roman. (Béatrice)

« Le journaliste français », T-N Nguyên : charmante histoire d’une grande sincérité. (Claudine)

« Soif », A. Nothomb : très bon cru avec cet étonnant roman assez humoristique sur Jésus. (Eveline)

« L’âge des miracles », Karen Thompson Walker : livre poétique, lent, réaliste, passionnant et crédible dans son côté science-fictionnesque. (Jacqueline)

« Le bonheur est une valise légère », Frank Andriat : roman qui incite à réfléchir à nos limites et à accueillir la vie comme elle vient. (Anne-Marie)

« Les mots d’amour, je les aime tant », Tuyêt-Nga Nguyên : autopsie d’une séparation et de la douleur qui suit le fait d’être trompé. (Yolande)

« Nymphéas noirs », Michel Bussi : très bon policier qui joue avec le temps de manière habile. (Gina)

« L’homme inquiet », H. Mankell : dernière enquête palpitante d’un héros bouleversant. (Béatrice)

« Dîner à Montréal », Philippe Besson : Philippe Besson nous livre son intimité avec délicatesse et sincérité. (Claudine)

« Les oubliés du dimanche », V. Perrin : histoire touchante dans une maison de retraite. (Eveline)

« Une joie féroce », Sorj Chalandon : plongeon au cœur du tragique avec des mots sensibles et fiévreux qui traduisent l’urgence de vivre. (Jacqueline)

« Pardonnable, impardonnable », Valérie Tong-Cuong : histoire de famille qui se dévoile au fur et à mesure que les personnages se succèdent et se racontent. (Anne-Marie)

« Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir » :  réflexion collective pertinente sur l’expulsion d’habitants d’un bidonville en France. (Yolande)

« Les gratitudes », D. de Vigan : roman très bien écrit dans lequel deux voix se mêlent. (Gina)

« Hunger Games », Suzanne Collins : roman prenant aux personnages attachants, à l’atmosphère fantastique et aux décors grandioses. (Béatrice)

« L’art de perdre », Alice Zeniter : témoignage prenant et poignant sur ce que sont devenus les Algériens qui ont combattu pour la France lors de la guerre d’Algérie. (Claudine)

« Une immense sensation de calme », Laurine Roux : conte d’une beauté sauvage qui révèle des sentiments extrêmes et une relation sensuelle à la vie et à la mort. (Jacqueline)

« Woodstock » : Michka Assayas : très beau documentaire sur le festival de 69. (Yolande)

« Villa Imago », Eric Marchal :  roman mystérieux sur une villa qui retient ses occupants. Et si c’était vrai… (Jacqueline)

« Ebène », R. Kapuscinski : journaliste qui raconte ses aventures fascinantes en Afrique. (Yolande)

« Bleuets », Maggie Nelson : étrange livre entre souvenirs et poésie qui passionne et obsède. (Sophie)

Date du prochain club de lecture : vendredi 4 octobre 2019

Les coups de cœur du club de lecture n°67 – août 2019

Coups de coeur 67 2019 08

« Et rien d’autre », James Salter : grand roman américain fait de chapitres courts brefs et concis à l’écriture fascinante. (Raphaël)

« La ballade de Lila K », Blandine Le Callet : récit poignant et troublant se déroulant dans un futur plausible. (Yolande)

« Les chaussures italiennes », Henning Mankel : histoire tragique d’un médecin qui s’éloigne du monde et est rattrapé par celui-ci. (Gina)

« Le joueur d’échec », Stefan Zweig : nouvelle marquante sur une torture nazie assez perturbante. (Béatrice)

« Gravé dans le sable », Michel Bussi : enquête incroyable pleine de suspense et de rebondissements. (Claudine)

« La passagère du France », Bernadette Pecassou-Camebtrac : roman sur un bateau qui deviendra le vrai personnage principal de l’histoire. (Yolande)

« Les gratitudes », Delphine de Vigan : quête touchante d’une personne âgée pour retrouver une famille qui l’avait hébergée pendant la seconde guerre mondiale. (Eveline)

« Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla », Jean-Christophe Ruffin : histoire d’un amour fou et tempétueux qui raconte les destins croisés de deux personnes incroyables. (Claudine)

« L’étage le plus haut », Samuel Delage : roman contemporain à la fin surprenante. (Yolande)

« Ceux qui te mentent », Nuala Ellwood : thriller psychologique sur une reporter de guerre traumatisée confrontée à une situation étrange. (Eveline)

« Pablo », Julien Birmant et Clément Oubrerie : BD aux très beaux dessins mettant en scène de manière élégante et intéressante la vie de Picasso. (Claudine)

« Un arbre, un jour », Karine Lambert : roman tendre et touchant autour d’un arbre qui doit être abattu sur une place publique. (Eveline)

« Les petits soleils de chaque jour », Ondine Khayat : charmant petit bouquin qui, sous ses abords légers, aborde des sujets lourds.

« Des rêves infinis », Karen Thompson Walker : étrange et superbe roman sur une maladie du sommeil qui interroge notre rapport aux autres, aux faibles et à la maladie. (Sophie)

Date du prochain club de lecture : vendredi 6 septembre  2019

Les coups de cœur du club de lecture n°66 – juillet 2019

2019 07 coups coeur 66

Spécial Siri HUSTVEDT : « Vivre, penser, regarder » – « Un été sans les hommes » – « Une femme regarde les hommes regarder les femmes » – « Les mirages de la certitude » : autrice a l’écriture fine et intelligente qui développe de manière scientifique et approfondie des sujets fascinants. (Raphaël)

« Qui a tué mon père », Edouard Louis :  récit autobiographique qui s’en prend aux politiques et aux politiciens qui ont mené son père vers la mort. (Claudine)

« Un lieu incertain », Fred Vargas :  roman policier frôlant le fantastique aux personnages saugrenus mais attachants. (Béatrice)

« Les beaux jours t. 5 : la fugue », Zidrou et Jordi Lafebre : tome attachant et touchant se déroulant cette fois en hiver. (Geoffrey)

« Follow me back », A.V. Geiger : roman hyper-addictif sur une amitié (et plus) entre une jeune fille agoraphobe et une star de la pop. (Mona)

« Deux sœurs », David Foenkinos : encore un beau roman de cet auteur qui s’intéresse à la question de l’héritage. (Claudine)

« L’autre fille », Annie Ernaux : récit poignant, émouvant et autobiographie sur une sœur que l’autrice n’aura pas connue. (Béatrice)

« Fahrenheit 451 », Ray Bradbury : livre marquant sur un futur de plus en plus plausible où les livres ne sont plus lus mais brûlés. (Arnaud)

« Question de méthode », Philip K. Dick : recueil de nouvelles passionnantes tournant autour de la question du réel. (Antoine)

« Les meurtres de Molly Southbourne », Tade Thompson : roman perturbant et fascinant qui flirte entre horreur et science-fiction. (Sophie)

« Louis parmi les spectres », Isabelle Arsenaut : histoire dure racontée avec beaucoup de poésie à travers les yeux d’un enfant. (Geoffrey)

« Mon père », Grégoire Delacourt :  roman dur sur un père qui confronte le prêtre qui a violé son fils. (Claudine)

« Inconnu à cette adresse », Kressman Taylor : correspondance marquante entre un juif et un allemand qui deviendra nazi. (Arnaud)

« Prisonnier du temps », Michael Crichton : fascinant mélange d’archéologie et de sciences dans un récit prenant et bien rythmé. (Antoine)

« Mes vrais enfants », Jo Walton : double vie d’une femme qui voit son destin changer et qui permet de réfléchir à l’impact de certaines décisions non seulement sur nos vies mais sur le monde. (Sophie)

« Aya de Yopougon tome 1 », Marguerite Abouet et Clément Oubrerie :  récit de la vie d’un village africain à travers les yeux d’une jeune fille intrépide et intelligente. (Claudine)

« Veggie tendance végane », Charlotte Bousquet : roman pour ados incroyablement attachant et délicieusement engagé. (Sophie)

Bibliothécaire d’un soir #9: les choix de Marzena Sowa

Les « Bibliothécaire d’un soir » continuent en 2019! Pour la huitième rencontre, vendredi 21 juin 2019, c’est Marzena Sowa, autrice BD (série des Marzi), qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lectrice. Voici les titres qu’elle nous a présentés.

2019 06 21 Marzena Sowa bibliothécaire d'un soir

.

Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. Vous pouvez retrouver le podcast sur Audioville ici (vous pouvez retrouver tous les épisodes ici).
Pour vous abonner:
→ RSS https://frama.link/rssbib
→ iTunes https://frama.link/itubib
→ Spotify https://frama.link/spobib

Et si vous préférez aller sur youtube, nous rajouterons une vidéo sur notre chaîne dès que Sophie aura arrêté de s’arracher les cheveux pour trouver un programme remplaçant correctement Windows Movie Maker qui n’est apparemment pas compatible avec Windows 10 (ou les joies de changer d’ordinateur) et qu’elle saura utiliser (surtout).  (Oui, elle n’a toujours pas trouvé.) A venir donc. ^_^

.

Fouillis feuillu, Noémie Marsily

MARZENA Fouillis feuillu Noémie Marsily

 

 

 

 

 

 

 

.

Rien, José Parrondo

MARZENA Rien José Parrondo

« Le rien contient du rien et rien d’autre », mais le rien renvoie-t-il nécessairement au vide, à l’absence, à l’inexistant ? Finalement, rien n’est moins sûr. Et comme José Parrondo n’est sûr de rien, il observe, il s’observe parmi les autres et le monde qui l’entoure. Il s’égare aussi et ses déambulations l’amènent à d’infimes découvertes et à des révélations microscopiques. Il nous murmure à l’oreille que les choses n’attestent pas de leur présence mais révèlent au contraire, en négatif, un ordre inversé et insoupçonné. Son sens de l’absurde questionne avec impertinence et fantaisie l’endroit, l’envers, le dedans, le dehors et plus largement le monde des apparences. C’est une quête de sens et de soi très discrète et, dans sa légèreté, il y a une mélancolie perçant à travers des observations malicieuses. Alternant des courtes bandes dessinées, des illustrations, des gravures, des photographies et des micro-textes, avec Rien, José Parrondo poursuit sa voie minimaliste en multipliant les techniques et les possibilités de raconter. Elles se font écho, produisent des frottements entre elles, ponctuent et font progresser un récit qui suit son bonhomme de chemin jusqu’à toucher tout un chacun.

.

Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Márquez

MARZENA Cent ans de solitude Marquze

Il y a les bouches noires des fusils qui jettent des regards de mort au colonel Aurelanio Buendia et il y a la mémoire du militaire qui, devant sa fin proche, s’élance comme un disque solaire… Il revoit son village, le Macondo, perdu dans des territoires oubliés de l’Amérique du Sud, l’histoire fabuleuse de sa famille traversant, comme une dynastie royale, les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence.. Au travers de l’histoire de ce village et de ses créateurs, Gabriel Garcia Marquez nous conte, avec cette magie des mots qui donne à son livre un reflet d’éternité, les peines, les joies, les espoirs et les craintes d’une famille qui tente par tous les moyens de conjurer la malédiction qui pèse sur les siens : cent ans de solitude.

Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleurs plein de rêve et de réel. Histoire, à la fois minutieuse et délirante, d’une dynastie : la fondation, par l’ancêtre, d’un village sud-américain isolé du reste du monde; les grandes heures marquées par la magie et l’alchimie; la décadence; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain: même sens de la parodie, même rage d’écrire, même fête cyclique des soleils et des mots.
Cent ans de solitude, qui compte parmi les chefs-d’oeuvre de la littérature mondiale du XXe siècle, a obtenu en France le prix du Meilleur Livre étranger.

.

Tulipe, Sophie Guerrive

MARZENA Tulipe Sophie Guerrive

L’Ours Tulipe, contre son arbre adossé, regarde s’agiter vainement ses compagnons : Crocus le Serpent combat son anxiété par une activité de tous les instants, l’oiseau Violette cherche un moyen d’entrer en contact avec le Soleil, son amoureux, et le Caillou désespère de n’être qu’un caillou. La vie ? Un sacré sac de petits tracas et de grandes contrariétés. Mais comme le dit si bien Crocus, avec des pauses crêpes, ça passe. Dans cette fable pleine de tendresse, les grandes questions existentielles prennent corps, poils, plumes ou écailles. Crocus l’hyperactif, Dahlia la taupe timide, Tulipe l’ours stoïcien vivent des amours impossibles, aspirent à une existence enfin comblée. Dans la lignée des Peanuts ou de Mafalda, Sophie Guerrive invente des personnages attachants, symbolisant chacun une fragilité humaine. Tulipe est le reflet de nos névroses, de nos ridicules et de nos grandeurs, dépeints par des paroles sublimes et absurdes à la Nasr Eddine Hodja, où les figures du Savant, du Poète et de l’Idiot se confondent.

.

Mafalda, Quino

MARZENA MAfalda Quino

Mafalda est une petite fille, personnage principal de l’historieta du même nom créée en 1964 par Quino. Comme son auteur, Mafalda est argentine, elle est issue de la classe moyenne. Mafalda est très populaire en Amérique latine et en Europe.

Bande dessinée à caractère plutôt politique, Mafalda se démarque toutefois par un trait d’humour extrêmement subtil, propre à Quino. De plus, la fillette est entourée de plusieurs personnages, très caricaturaux et de points de vue très opposés sur le monde en général. Parmi eux, certains sont incontournables, comme Manolito, le garçon le plus capitaliste de toute l’Argentine, ou encore Susanita, la gamine se voulant indépendante, mais totalement soumise à son futur mari et à ses futurs enfants.

.

Histoire de Machenka et de l’ours

Marzena Machenka et l'ours

 

 

 

 

 

 

.

Imperium, Ryszard Kapuscinski

MARZENA Imperium

« Ce livre n’est ni l’histoire de la Russie ni celle de l’ex-URSS ni le compte rendu de la naissance et de la chute du communisme dans cet État, encore moins un compendium sur l’Imperium. C’est la relation personnelle des voyages que j’ai effectués à travers les grandes étendues de ce pays (ou plutôt de cette partie du monde) en m’efforçant de me rendre là où le temps, mes forces et mes possibilités me le permettaient. […] »
« La Russie inaugure le XXe avec la révolution de 1905 et le clôture avec une révolution débouchant sur la désintégration de l’URSS. L’histoire de ce pays est un volcan en activité, en perpétuelle ébullition, qui n’a manifestement pas l’intention de se calmer ni de s’endormir. »

.

Ebène: aventures africaines, Ryszard Kapuscinski

MARZENA Ebènes

Du Sahara à la corne de l’Afrique, Ébène est un terrible et merveilleux voyage initiatique au gré des rencontres, des amitiés et des coups d’État à travers une vingtaine de pays d’Afrique noire.
L’auteur, Ryszard Kapuscinski, a débarqué au Ghana en 1958 comme correspondant d’une agence de presse polonaise. Il n’a cessé depuis de sillonner le continent et présente, au travers de 29 chapitres, les fragments de quatre décennies « d’aventures africaines ».
On y croise des dictateurs, des vendeurs ambulants, des prêtres et des enfants. Amin Dada, qui « symbolise l’alliance du crime et de l’absence de culture », les bayayes, cette foule oisive venue des villages, qui hante toutes les villes africaines.
Conteur fascinant, Kapuscinski nous fait ressentir la chaleur abrutissante, tenace, de ces contrées, l’angoisse d’une tempête de sable ou de la traversée d’un troupeau de buffles, la spontanéité des rapports humains. Il sait aussi expliquer, sans clichés ni raccourcis, l’anatomie d’un coup d’État, l’histoire du génocide rwandais ou encore les guerres d’enfants, l’enfer du Liberia et ses seigneurs de la guerre ou celui des bidonvilles de Dakar et d’ailleurs.
Un voyage au cœur des mystères de l’Afrique, au cœur des ténèbres de ce continent au destin tragique. Maya Kandel

.

Pilules bleues, Frederik Peeters

MARZENA Pilules bleues

Peeters nous parle de sa rencontre et de son histoire avec son amie, de ce maudit virus qui va bouleverser la donne; et de toutes les émotions les plus contradictoires qu’il va devoir apprendre à gérer: Compassion, pitié ou amour pur et inaltérable? Malgré la gravité du thème, « Pilules Bleues » se présente comme une oeuvre remplie de fraîcheur et d’humour qui ne devrait laisser personne de marbre.

.

.

.

.

Autobiographie de ma mère, Jamaica Kinkaid

MARZENA Autobiographie de ma mère

« Ma mère est morte au moment où je suis née, aussi toute ma vie n’y a-t-il jamais rien eu entre moi et L’éternité ; dans mon dos soufflait toujours un vent lugubre et noir. Je ne pouvais pas savoir, au début, que ce serait comme ça. » Puissant, troublant et sensuel, Autobiographie de ma mère est le roman d’une femme qui cherche à saisir l’essence même de la vie. Fille d’une mère caraïbe et d’un père métis pour lequel elle n’éprouve que peur, Xuela Claudette Richardson se replie dans une solitude hautaine, dans une frigidité implacable et superbe, hantée par l’impossible amour qu’elle éprouve pour sa mère disparue. Par son écriture limpide et incisive, Jamaica Kincaid, originaire des Petites Antilles, prête à ce destin désespéré, sans autre certitude que celle de la mort qui rôde dans « l’espace noir du monde » , sa voix de femme forte et singulière, dont la portée rejoint aux Etats-Unis celle de Toni Morrison.

.

 

Bibliothécaire d’un soir #8: les choix d’Emmanuel Requette

Les « Bibliothécaire d’un soir » continuent en 2019, même si on les poste trèèèès en retard! Pour la huitième rencontre, vendredi 3 mai 2019, c’est Emmanuel Requette, qui dirige la libraire Ptyx et les éditions Vies parallèles qui nous rejoignait pour nous parler des livres ayant marqué sa vie de lecteur. Voici les titres qu’il nous a présentés.

2019 05 03 Emmanuel Requette 02

Pour ceux qui ont manqué cette rencontre et/ou pour ceux qui souhaitent la prolonger, voici la liste des choix de notre bibliothécaire d’un soir ainsi que l’enregistrement qui a été fait de ses explications. Vous pouvez retrouver le podcast sur Audioville ici.
Pour vous abonner:
→ RSS https://frama.link/rssbib
→ iTunes https://frama.link/itubib
→ Spotify https://frama.link/spobib

Et si vous préférez aller sur youtube, nous rajouterons une vidéo sur notre chaîne dès que Sophie aura arrêté de s’arracher les cheveux pour trouver un programme remplaçant correctement Windows Movie Maker qui n’est apparemment pas compatible avec Windows 10 (ou les joies de changer d’ordinateur) et qu’elle saura utiliser (surtout). A venir donc. ^_^

.

– « Désirer, désobéir, ce qui nous soulève 1 » de Georges Didi-Huberman

2019 05 03 Requette 01

 » Nous avions beaucoup enduré et puis, un jour, nous nous sommes dit que cela ne pouvait plus durer. Nous avions trop longtemps baissé les bras. A nouveau cependant ― comme nous avions pu le faire à l’occasion, comme d’autres si souvent l’avaient fait avant nous ― nous élevons nos bras au-dessus de nos épaules encore fourbies par l’aliénation, courbées par la douleur, par l’injustice, par l’accablement qui régnaient jusque-là. C’est alors que nous nous relevons : nous projetons nos bras en l’air, en avant. Nous relevons la tête. Nous retrouvons la libre puissance de regarder en face. Nous ouvrons, nous rouvrons la bouche. Nous crions, nous chantons notre désir. Avec nos amis nous discutons de comment faire, nous réfléchissons, nous imaginons, nous avançons, nous agissons, nous inventons. Nous nous sommes soulevés.  » Ce livre est un essai de phénoménologie et d’anthropologie ― voire une poétique ― des gestes de soulèvement. Il interroge les corps avec la psyché à travers le lien profond, paradoxal, dialectique, qui s’instaure entre le désir et la mémoire. Comme il y a  » ce qui nous regarde  » par-delà  » ce que nous croyons voir  » ; il y aurait peut-être  » ce qui nous soulève  » par-delà  » ce que nous croyons être « . C’est une question posée en amont ― ou en dedans ― de nos opinions ou actions partisanes : question posée, donc, aux gestes et aux imaginations politiques. Question posée à la puissance de se soulever, même lorsque le pouvoir n’est pas en vue. Cette puissance est indestructible comme le désir lui-même. C’est une puissance de désobéir. Elle est si inventive qu’elle mérite une attention tout à la fois précise (parce que le singulier, en l’espèce, nous dit plus que l’universel) et erratique (parce que les soulèvements surgissent en des temps, en des lieux et à des échelles où on ne les attendait pas).

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

.

– « La Mort par les plantes” de Helmut Eisendle

2019 05 03 Requette 02

La Mort par les plantes, en 33 fiches pratiques et magnifiquement illustrées, vous apprend tout ce qu’il faut savoir sur les plantes toxiques. Noms, propriétés, effets, dose minimale, dose létale, voie d’administration, étude d’un cas réel : vous n’ignorerez plus rien des façons variées de faire souffrir et d’assassiner grâce aux plantes. Vous êtes faible. Vous êtes sans arme. Vous désirez vous débarrasser définitivement, à peu de frais et en toute sécurité, d’un raseur prétentieux, d’une mère possessive, d’un enfant tyrannique, d’un époux violent, d’un patron imbu, d’un politicien influent ou d’un membre des forces de l’ordre : ce livre est un outil indispensable. La Mort par les plantes, c’est le meurtre –et donc le pouvoir – à portée de tous.

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

.

–  « Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir », collectif

2019 05 03 Requette 03

Le 29 mars 2013, un arrêté signé du maire de Ris-Orangis met en demeure les habitants du bidonville dit « de la Nationale 7 » de quitter les lieux. Trois jours plus tard, les forces de polices, accompagnées de pelleteuses, détruisent les habitations et dispersent leurs occupants. C’est à l’examen méticuleux et à la « traduction » de l’arrêté municipal que se livrent les écrivains, philosophes, architectes et juristes dont les textes sont ici réunis, à l’invitation de Sébastien Thiéry, directeur du Pôle d’exploration des ressources urbaines (PEROU).

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.

.

– « Le Labyrinthe magique » de Max Aub

2019 05 03 Requette 04

Le roman débute sur l’image symbolique d’un taureau de feu. Dans cette fête populaire, l’animal court toute la nuit dans les rues préalablement closes ; pris dans un labyrinthe, il n’en sortira pas vivant : à l’aube, au bord de l’agonie, il sera achevé par la foule. Le taureau est l’image de l’Espagne et le labyrinthe est celui inexorable du drame de la Guerre civile, symbole de l’enfermement infernal dans lequel se déroule cette tragédie.

Le personnage central de cette première partie est Rafael López Serrador, un homme du peuple que l’on suit au cours des années vingt, de la chute de la monarchie à l’avènement de la IIe République jusqu’au déclenchement de la Guerre civile, le 18 juillet 1936.

Avis d’Emmanuel Requette sur le blog de la librairie Ptyx ici.